Nouveau tract

Notre pression sur les élus doit être accentuée, ceci d’autant plus que dans la publication du 2/04 dernier de  » mairie12. paris .fr » il est longuement question du projet prévu par EMERIGE à l’emplacement du garage Renault.

https://mairie12.paris.fr/pages/projet-42-50-rue-de-picpus-17220

La maire du 12ème y indique sa volonté de  » pousser le promoteur à aller au -delà du PLU actuel  » qu’elle considère comme « obsolète »  et de  » peser de tout son poids pour que le promoteur  s’engage davantage sur les impératifs écologiques en terme de construction, de même que sur la hauteur des bâtiments qu’elle aimerait voir sensiblement réduite ».

Elle  n’a rien dit d’aussi précis concernant la réduction du nombre d’ étages des projets présentés lors de la dernière réunion de concertation. Elle s’était seulement alors contentée d’indiquer que « le projet devait continuer d’évoluer »… 

Prenons la donc au mot ! Il est en effet inconcevable qu’elle donne un avis favorable à un permis de construire  pour un projet tel que celui que vous pouvez  visualiser dans le tract (l’avis définitif étant d’ailleurs du ressort de la Mairie de Paris…).

E.Pierre-Marie nous vous vous jugerons aux résultats. Pour l’instant le compte n’y est pas!

CONCERTATION N°4 19/03/2021

Après un an de discussions et 4 réunions de « concertation » entre fin Octobre et la mi-Mars  la Mairie ne nous a pas écoutés.

Elle a persisté dans son projet de densification massive du quartier qui conduira, si le nouveau permis de construire devait être accordé sur la base des projets qui viennent de nous être présentés, à :

  • Une bétonisation de la parcelle à hauteur de 27 000 m² de superficie de plancher (SDP) contre

29 900 m² dans le projet de permis retiré

  • Un espace vert ouvert au public qui reste à 1 800 m² contre 1 300 m² dans le projet initial, ce dernier étant encore enclavé sur deux de ses côtés entre des immeubles de grande hauteur (8 et 9 étages).

Comment en est-on arrivé là?

 Où en étions-nous à l’issue de la réunion de concertation N°3  du 21 décembre?

 

Les projets proposés lors de cette réunion avaient une SDP de 28 000 m², donc identique à celle de ceux présentés lors de la séance N°2 du 30/11 (projet de la demande initiale 29 900 m²).

Tous les intervenants, dont les représentants de la Mairie du 12ème, étaient alors tombés d’accord pour constater que la surface de plancher n’ayant pas diminué, la dé-densification du projet n’était pas suffisante.

Ainsi, Messieurs Bouigue et Rouveau avaient indiqué que la Mairie « regrettait qu’il ne soit pas proposé de nouvelle dé-densification du nombre de m² qui reste identique au dernier atelier»et demandé à EMERIGE de «travailler à des variantes de surface de plancher inférieure ». Ils avaient même précisé « l’importance d’avoir des scénarios dé densifiés pour que la Ville puisse les soutenir financièrement ».

A l’issue de la réunion 3 la Mairie considérait donc que :

        • la dé-densification des projets présentés lors de cette séance n’était pas suffisante
        • la surface de plancher devait baisser.

 

EMERIGE ayant indiqué qu’il « acceptait d’étudier de nouvelles variantes de plan de masse avec des surfaces de plancher diminuées en chiffrant les impacts financiers correspondants », des discussions financières devaient se dérouler courant janvier entre la Mairie de Paris et EMERIGE et leurs résultat devait être présentés lors de la réunion de concertation  N°4 .

        • A l’issue de la réunion 3 la Mairie et EMERIGE étaient donc tombés d’accord sur le principe de négociations pour faire baisser la surface de plancher et étudier la façon dont les pertes financières induites pourraient être compensées pour EMERIGE.

 

La réunion N°4, initialement prévue le 29/01, a été repoussée par EMERIGE une première fois au 8/02 car « le travail sur l’équilibre financier  n’a pas encore pu être finalisé et le sera dans les prochains jours ».

Elle a été  repoussée une deuxième fois  au 19/03 car  « EMERIGE et la Mairie de Paris ont déjà échangé sur l’équilibre financier mais un nouvel échange doit avoir lieu ».

Les négociations ont bien eu lieu. Elles ont duré plus longtemps que prévu. 

 

A quoi ont abouti ces négociations?

Comparaison des projets de la séance 3 à ceux présentés lors de la séance 4

 

  • La SDP est passée de 28 000 à 27 000 m2 (soit une diminution de seulement 3,57%)
  • L’emprise au sol, le pourcentage construit de la parcelle, la surface dédiée aux espace libres, la surface du jardin ouvert au public sont pratiquement identiques
  • le nombre de volumes (bâtiments) reste toujours à 12
  • le nombre moyen d’étages est passé de 7 à 6,8 ce qui correspond toujours, pour le le projet 3 qui semble le plus équilibré en ce qui concerne la hauteur et la répartition des étages, à des immeubles très élevés autour du jardin central côté sud et nord (8 étages vers le 34 rue de Picpus et 9 étages vers le 54).

Il n’y a donc aucune dé-densification significative des projets de la séance 3 donc aucune augmentation possible de leur végétalisation.

Déroulement de la réunion N°4 du 19/03/2021 (en présence d’ E.Grégoire et d’E. Pierre-Marie)

A aucun moment les représentants de la Mairie et d’EMERIGE n’ont évoqué les résultats précis de la négociation.

Ils n’ont pas non plus effectué la comparaison que nous venons de faire, comparaison qui aurait permis de montrer clairement que la négociation n’avait pas conduit à la dé-densification espérée.  

Si la SDP des projets de la séance 3 n’a pas diminué  de plus de 1 000 m² c’est probablement parce que les compensations financières n’ont pas été jugées suffisantes par EMERIGE (nous y reviendrons).

Au cours de cette séance, les 3 nouveaux projets ont par contre  toujours été comparés, non à ceux de la séance précédente, mais au projet initial du permis de construire qui avait 29 900 m² de SDP.

Cela a permis de masquer que la négociation n’avait pas abouti à faire diminuer de façon significative la dé-densification des projets présentés lors de la séance 3.

Les élus ont  beaucoup insisté sur la nécessité que le projet soit conforme à l’ancien PLU de 2 016

E.Grégoire, adjoint à l’urbanisme d’Anne Hidalgo, a ouvert la séance en donnant un satisfecit à EMERIGE. Il a indiqué que grâce à leurs efforts conjoints le projet avait pu beaucoup évoluer sur la base des ateliers de concertation. Il a insisté sur le fait qu’il  devait respecter le cadre du PLU de 2 016, reniant ainsi d’entrée de jeu ses déclarations publiques sur le futur PLU bioclimatique (voir plus bas).

E.Pierre-Marie, Maire du 12ème, s’est elle aussi déclarée satisfaite de l’issue des négociations avec le promoteur en indiquant que le compromis trouvé allait bien au-delà de ce que permettait le PLU de 2016, précisant également qu’il devait constituer le cadre légal du projet.

Elle a souligné l’implication de toutes et tous pour permettre de faire évoluer favorablement ce projet privé dans le sens de l’intérêt général. Elle a enfin considéré que les projets présentés pourraient continuer d’évoluer permettant ainsi aux habitants du quartier de «rêver et d’inventer».

N.Rouveau, adjoint à l’urbanisme du 12ème a brièvement confirmé les déclarations de la Maire.

 

M. Hardel, architecte d’EMERIGE, a présenté les plans. La comparaison effectuée a toujours fait référence au projet du permis retiré, la silhouette de ses immeubles étant matérialisée en surimpression sur les élévations (pour mémoire le nombre moyen d’étage n’est passé que de 7,8 à 6,8).

F.Bertrand d’EMERIGE a rappelé que la concertation avait permis de commencer à réfléchir avec le représentant de FNE (France Nature environnement) aux problèmes posés par la pollution éventuelle du terrain et les ICU (Ilots de Chaleur Urbaine).

Il a indiqué que le jardin central tout en n’étant pas rétrocédé à la Ville resterait accessible au public dans la journée et que le cheminement entre les rues de Picpus et de Reuilly était prévu. La représentante de Paris Habitat a alors précisé qu’il ne devait pas empiéter sur le jardin partagé du 107 rue de Reuilly.

 

Tous les représentants des habitants sont alors tombés d’accord pour souligner que les négociations n’avaient pas permis de suffisamment dé-densifier les projets  de la séance 3.

 

L’association des riverains du 42/50 rue de Picpus a indiqué que dans les nouveaux projets la densité et le nombre moyen d’étage n’avaient pas suffisamment baissé. Elle a interpellé E. Grégoire pour  lui demander comment il conciliait sa satisfaction concernant les projets présentés et son exigence  de respecter le PLU de 2 016 avec ses récentes déclarations publiques dans la presse (Journal du Dimanche du 28/02) et sur les réseaux sociaux (Twitts du 17/03).

Considérant que PLU bioclimatique  ne pourra s’appliquer qu’en 2 024 il y déclare en effet:

« D’ici là nous sommes résolus à mettre en oeuvre sans attendre nos priorités, chacun devra s’y conformer ». Il précise qu’il fera signer aux promoteurs « le pacte pour la construction parisienne » car « notre climat change, les attentes des Parisiens changent, il n’est plus question de bâtir la ville comme hier » et que l’un des dix commandements de ce pacte porte sur la priorité « de végétaliser et créer des îlots de fraîcheur ». Le pacte n’a pas de valeur juridique mais il devrait éviter aux promoteurs le risque « d’un projet encalminé » et les assurer « de l’aide et la bienveillance de la Mairie pour accélérer l’instruction des permis de construire ».

En guise de réponse E. Grégoire a insisté sur le fait qu’il s’était opposé à l’ancien projet  qui avait  maintenant évolué dans le bon sens, étant bien en de ça  de ce qui est permis par le PLU de 2016 (34 000 m2 de SDP).

Ce PLU étant toujours en vigueur le promoteur aurait été en droit de l’appliquer.

  • Pourquoi créer des règles et en faire la publicité si on est dans l’incapacité de les faire appliquer ?
  • Pourquoi, lors de la réunion 3, R. Bouigue s’est-il engagé au nom d’E. Grégoire à faire de-dédensifier le projet alors que ce dernier savait que la Mairie de Paris était ligotée par le PLU de 2 016 de M. Missika (ancien adjoint à l’urbanisme d’Anne Hidalgo) ?
  • Pourquoi ne pas avoir tout simplement reconnu que la Ville n’avait pas les fonds pour indemniser le promoteur du manque à gagner que représenterait pour lui une nouvelle diminution de la surface de plancher ?
  • On ne peut que regretter que les élus ne nous aient pas soutenu. Si nous pouvons comprendre la nécessité d’un compromis avec le promoteur nous ne pouvons toutefois pas admettre le double langage de la Mairie.

 

M. Cotterel des Conseils de quartier a indiqué qu’il ne voyait pas de différence entre les projets présentés et ceux de la séance 3, que les bâtiments restaient très hauts ce qui induirait un manque de soleil pour le jardin et aurait un impact sur la santé et l’environnement pour les habitants du quartier.

Il a insisté sur le fait que ce projet était un projet immobilier et non un projet d’urbanisme, les besoins d’équipement pour ce secteur en pleine mutation n’étant pas satisfaits.

Il a conclu en soulignant que le projet devait être révisé en appliquant dès maintenant le nouveau PLU donc que de nouvelles réunions de concertation étaient nécessaires.

M. Le Dantec de FNE s’est surtout attaché à revenir sur les effets sanitaires induits par ces projets dont la densité, seulement réduite à la marge, était encore très élevée dans le quartier le plus dense du 12ème (37 000 habitants/km²).

Il a indiqué qu’une telle densité ne permettait pas de lutter efficacement contre les IUC dans une zone comptant plusieurs établissements sanitaires et de nombreuses écoles, alors qu’actuellement le terrain du garage Renault correspondait déjà à une anomalie thermique de + 9°C du fait de son enchâssement  entre des immeubles en béton très élevés. Il a également précisé qu’il n’y aurait pas ventilation de cet ensemble en l’absence de brise thermique.

M. Costanzo, Président du Conseil Syndical du 54 rue de Picpus, après avoir fait les mêmes remarques que les intervenants précédents concernant la non dé-densification des projets présentés, a beaucoup insisté sur le fait qu’il n’arrivait pas à savoir, malgré ses demandes réitérées, où passerait le chemin permettant de relier les rues de Picpus et de Reuilly ce qui permettrait de supprimer la servitude de passage dans sa copropriété.

En effet, ce cheminement ne figure sur les plans que jusqu’à la limite du jardin du 107 rue de Reuilly.

La représentante de Paris Habitat ayant indiqué que le jardin partagé devrait être préservé M. Costanzo ne voyait pas où il pourrait passer ensuite.

Il lui a été répondu qu’il pourrait se situer latéralement à droite ou à gauche du jardin ce qui paraît difficile sans rogner sur ce jardin, du fait de l’étroitesse de la bande  de terrain qu’il occupe.

Conclusion de M. L. Dumas PDG d’EMERIGE

Ce dernier est longuement revenu sur les efforts consentis par son entreprise depuis octobre dernier pour faire évoluer le projet retiré qui était pourtant légal.

Il a rappelé que rien ne l’obligeait à entrer dans un processus de concertation et qu’il était dans son droit en appliquant le PLU de 2 016 (34 000 m² de SDP). Il a redit qu’il  considérait avoir dé-densifié le projet en le faisant passer successivement des  32 000 m² de départ aux 29 900 m² de la demande de permis puis aux

27 000 m2 des derniers projets ce qui correspond à une diminution de 5000 m².

Il a insisté sur le fait que l’usage de matériaux bioclimatiques était prévu, que les espaces libres seraient végétalisés par un paysagiste et que de nombreux points d’aménagement de détail étaient à finaliser.

Enfin M. L.Dumas a indiqué qu’il était normal que des concessions soient faites de part et d’autre lors d’une négociation et a fait part de sa déception de constater que le projet ne convenait pas aux représentants des habitants. Il a également laissé entendre  que ces derniers avaient fait preuve de beaucoup d’intransigeance (voire d’ingratitude) devant  les concessions importantes qu’il avait consenties.

Nous avons posé la question de savoir si la réunion de restitution publique prévue dans le processus de concertation aurait bien lieu, si le projet qui serait présenté ce jour là serait celui qui serait déposé lors de la demande de permis de construire et si il reprendrait bien l’essentiel des projets présentés ce jour.

C’est bien le cas.

En résumé

  • Rappelons que le Garage Renault a été acheté le terrain en 1 999 pour 35 millions de Francs

(5,5 millions d’€) et qu’EMERIGE a acheté ensuite le Garage par étapes par entre 2 015 et 2 017 (avant et après le changement de PLU qui est intervenu en 2 016).

  • C’est le PLU bétonneur de la Mairie de Paris datant de 2 016 qui a fait monter le prix du terrain en augmentant son degré de constructibilité, ce qui a permis au PDG d’EMERIGE d’obtenir une rentabilité certaine pour son projet de construction et de vendre son terrain 82,4 millions d’€ à EPFIF (société publique faisant du portage de terrains pour la région Ile de France).
  • Il semble donc que n’ayant pas obtenu le dédommagement financier de la part de la Mairie de Paris (et de l’EPFIF ?) qui aurait permis de réduire la densité de son projet il a refusé de descendre la SDP en dessous de 27 000 m².
  • Dumas est dans son rôle: il défend les intérêts financiers de son entreprise. Toutefois il ne peut pas nous reprocher d’être dans le nôtre qui est de défendre le cadre de vie des habitants du quartier.

Pour conclure

Nous avons eu devant nous des élus socialistes et écologistes qui professent la primauté de l’écologie sur le monde de l’argent et qui laissent le champ libre à un promoteur qui, pour des intérêts financiers, va bouleverser l’environnement de tout un quartier.

Et maintenant que faire ?

1) Nous attendrons la réunion de restitution

C’est lors de cette réunion, qui normalement devrait être publique, que nous aurons connaissance du projet définitif correspondant à la demande de permis de construire qui sera déposée ensuite pour instruction par les services de la Ville (nous n’avons guère d’espoir qu’il soit  très différent de ceux que nous venons de voir).

Nous vous tiendrons informés de sa date puis  de son issue et des actions éventuelles à mener à ce moment là.

2) Nous continuerons d’exercer des pressions sur  les Mairies du 12ème et de Paris pour qu’elles n’émettent pas un avis favorable à la délivrance du nouveau permis de construire

Nous allons utiliser dès maintenant tous les moyens de pression en notre pouvoir pour y arriver et pour cela nous avons besoin de la mobilisation de tous, en particulier lorsque nous serons amenés à organiser des actions pour augmenter à nouveau notre visibilité sur la voie publique (après le confinement ) et dans les médias.

  • Nous continuerons de dénoncer le double langage de la Mairie de Paris qui annonce verdir Paris alors qu’elle laisse un promoteur bétonner à tout-va dans notre quartier.

Nous ne manquerons pas de faire appel à vous et nous ne doutons pas que vous répondrez en nombre le moment venu.

Continuez à informer vos voisins et amis et sollicitez leur adhésion à l’association, car plus nous aurons d’adhérents plus nous serons forts. Si vous le pouvez réagissez sur les réseaux sociaux.

Pour ceux qui ne l’ont pas encore fait, n’oubliez de régler votre cotisation 2021 car dans un premier temps nous allons avoir besoin d’argent pour notre campagne de communication.

 

3) Nous allons consulter un avocat pour pour être prêts, en cas de délivrance du permis de construire, à ester en justice quand vous nous aurez mandaté pour le faire.

Pour l’instant il n’est pour nous question que nous renseigner sur le coût, la durée et les modalités d’une telle procédure.

Nous reviendrons vers vous pour vous communiquer les résultats de cette consultation et nous organiserons un vote pour décider  ensemble d’engager ou non  une procédure.

Nous  lutterons jusqu’au bout pour obtenir un projet moins dense, donc plus végétalisé.

MF SERU

Présidente de l’Association des riverains du 42/50 rue de Picpus

Troisième réunion de concertation 21/12/2020

Chères adhérentes, chers adhérents,

Cette réunion a eu lieu  le lundi  21/12 dernier.

Contrairement à ce qui s’était passé pour la réunion du 20/11, EMERIGE  a  communiqué à l’avance les plans de six  projets et  un tableau conçu par l’association (nous  avions demandé qu’il soit  complété pour pouvoir  comparer  facilement leurs caractéristiques chiffrées).

Voici les  les points essentiels que nous avons retenu de cette réunion.

 

Les six nouveaux projets proposés. 

Tous restent à une surface de plancher de 28 000 m2 (idem les quatre présentés le 20/11 et  celui de la demande de permis de construire retiré).

Dans le meilleur des cas le jardin central gagne 7 m en largeur mais les volumes construits restent à 13 (sauf pour un  projet qui n’en a que 12) ce qui correspond au même nombre de bâtiments (9) que le projet initial.

Le nombre moyen d’étages est compris entre 6,5 et 7,2 (projet initial 7,3): certains bâtiments  ont encore entre 8 et 11 étages. Les plus hauts atteignent  donc toujours 11 étages dans certains projets (projet initial 12 étages).

Il n’y a donc aucune réduction significative de la densité des projets présentés qui restent par ailleurs peu végétalisés  contrairement aux voeux exprimés par les riverains et les élus.

Il est à noter que sur la rue la halle Schweitzer et  la maison Marani sont conservées (sauf pour un projet qui ne garde pas cette dernière) et que la circulation douce entre la rue de Picpus et le 107 rue de Reuilly est prise en compte. Toutefois Paris Habitat a demandé  à étudier l’impact de la prolongation de ce tracé sur sa copropriété (ce dernier n’est pas encore précisé).

L’association a immédiatement fait remarquer qu’il n’était pas question pour elle de cautionner ces projets  ne modifiant qu’à la marge le projet initial, donc qu’il était inutile de rentrer dans l’étude détaillée de chacun d’entre eux comme cela était prévu.

Tous les participants (élus, représentants des Conseils de quartier, de France Nature Environnement, de la copropriété du 54 rue de Picpus) ont alors pris la parole pour soutenir cette position de façon ferme et unanime.

N. Rouveau et R. Bouigue, élus s’exprimant au nom de  Mme. E. Pierre Marie et de de M. E. Grégoire, ont en particulier clairement indiqué qu’une dé-densification aussi minime n’était pas acceptable.

Position d’EMERIGE

Son PDG, M. L. Dumas, a indiqué que ces projets correspondaient à la logique d’un équilibre financier .

Interpellé  par le représentant des conseils de quartier au sujet du montage financier initial, en particulier du prix d’achat jugé exorbitant (plus de 80 millions d’€) auquel EMERIGE avait vendu le terrain à l’ EPFIF, il a précisé que le prix estimé d’un terrain était fonction de sa constructibilité théorique, donc du  PLU mis en place sous l’ancienne mandature. Il a également fait remarquer  que la position de la Mairie de Paris semblait avoir évolué depuis sur le  sujet de la dédensification des terrains constructibles.

Il a enfin souligné que seules  des discussions  avec la Mairie de Paris permettraient de trouver un nouvel équilibre financier  conduisant à dédensifier le projet (nombre de logements à construire, hauteur des immeubles, taille du jardin…).

 

Perspectives d’avenir

Une réunion doit être prévue à cet effet à la mi-janvier à l’Hôtel de Ville de Paris.

Messieurs Dumas et Bouigue sont tombés d’accord pour convenir  que  de  nouvelles discussions  devaient s’engager entre EMERIGE et les services financiers de la Mairie de Paris pour trouver la juste mesure entre équilibre financier et acceptabilité du projet.

N. Dumas fera préparer pour cette réunion des scénarios possibles de dédensification, indiquera leurs coûts respectifs et c’est sur cette base que les discussions financières s’ engageront pour savoir quelle sera la hauteur des coûts  estimés et qui les prendra en charge.

Une réunion de concertation supplémentaire finale avec EMERIGE  est prévue fin janvier

Elle présentera aux  représentants des riverains le résultat des discussions et les projets qui pourront en découler…

Nous sommes plus que jamais conscients que l’avenir de la parcelle du garage Renault va dépendre de discussions entre financiers.

Nous comptons donc sur  les élus afin que leurs engagements, qu’ils ont  affirmés dernièrement de façon très claire, se concrétisent lors de ces discussions afin que ce ne soient pas les habitants du quartier et leur bien être au quotidien qui jouent la variable d’ajustement d’intérêts financiers privés.

Ce serait très difficilement acceptable, en particulier de la part d’une majorité municipale qui met en avant ses convictions socialistes et écologiques.

Nous avons joué le jeu  et pensons avoir fait la preuve d’une attitude constructive lors des réunions de concertation , mais Il va de soi que si fin janvier nous constatons que nos demandes n’ont pas abouti à un compromis acceptable, nous continuerons notre combat par les moyens que permet la loi.

MF SERU

Présidente de l’association des riverains des 42/50 rue de Picpus

Deuxième réunion de concertation 20/11/2020

Chères adhérentes, chers adhérents,

La deuxième réunion de concertation a eu lieu le vendredi 20/11 dernier.
Vous trouverez ci-dessous le message que nous venons de faire parvenir à E. Pierre Marie et E. Grégoire.
Vous pourrez ainsi vous rendre compte de ce qui s’est passé lors de la réunion et des suites que nous y avons apportées.

Vous pouvez compter sur nous pour continuer de défendre jusqu’au bout les intérêts des habitants du quartier.

MF SERU

Madame La Maire du 12ème, Monsieur Premier Adjoint et à l’urbanisme de la Mairie de Paris,

Vous avez certainement été mis au courant par vos collaborateurs de la façon dont se sont déroulées les réunions des 30/10 et 20/11 derniers.

Nous sommes en train de préparer celle du 11/12 et sommes soucieux de faire notre maximum pour que, lors de cette réunion qui sera la dernière, les objectifs de  dédensification et de végétalisation de cette parcelle  que nous défendons depuis plus d’un an soient réellement pris en compte et pas seulement à la marge. Ceci suppose une diminution du nombre d’immeubles et de leur hauteur (6 étages maximum).

Pourtant pour l’instant, si le problème de la dédensification a été évoqué,  il n’a pas été traité de façon concrète puisque le facteur qui la conditionne (le nombre de logements) n’a pas encore été défini. En effet l’ordre du jour prévu pour les trois réunions renvoie à celle du 11/12 l’étude de la volumétrie du projet, les deux premières ayant seulement abordé les invariants de ce dernier et le contexte de leur mise en place.

Nous ne doutons pas que nos objectifs soient également les vôtres puisque que vous vous êtes engagés à les respecter à la fois par les documents  que vous avez fait parvenir à l’association avant le second tour et par l’accord de mandature qui a été signé par EELV Paris 12 et Paris en Commun.

 

C’est pourquoi nous vous sollicitons  pour obtenir une réponse  de votre part sur les points suivants.

1) Serez-vous présents lors de la réunion du 11/12 pour défendre à nos côtés la dédensification du projet?

En effet lors des deux premières séances N. Rouveau a été très effacé. Il  s’est contenté  d’énoncer des généralités et n’a fait aucune proposition concrète pour aller dans ce sens.

2) Si c’est le cas quelles seront vos propositions pour l’obtenir, en particulier quelles seront vos exigences en terme de nombre de logements?

On vous a sûrement communiqué les premières esquisses préparées par les architectes pour la deuxième réunion.

Vous avez certainement constaté que, si certains plots ont disparu et certaines hauteurs diminué, on reste sur un ensemble très dense puisqu’il  n’y a eu, par rapport au projet retiré, qu’une diminution de 2000 m2 de la surface de plancher qui dans les quatre exemples reste fixée à 28 000m2.

Interrogé sur cette constante Monsieur L. Dumas a reconnu que la mairie avait demandé de diminuer encore plus cette surface. Ceci est possible même avec le PLU actuel puisque ce dernier ne fixe que le pourcentage de logements par rapport à ce qui est construit (60%) et le pourcentage de logements sociaux par rapport à l’ensemble des logements construits (60%). Il n’est par contre pas contraignant en terme de surface à construire par rapport à la surface totale du terrain.

Nous devons donc savoir pour pouvoir travailler lors de la prochaine séance quel sera le nombre total de logements, le nombre de logements sociaux, la surface allouée aux commerces, bureaux et équipements  collectifs.

Nous retombons donc sur une décision politique . C’est à vous (et à Paris Habitat) qu’il revient d’anticiper la mise place du futur PLU bioclimatique en diminuant votre exigence en terme le nombre de logements et d’indiquer au promoteur que si l’ancien PLU est juridiquement valable ce n’est pas pour cela qu’en cette période de transition il est éthiquement acceptable . Nous sommes sûrs que vous en avez les moyens si vous en avez la réelle volonté politique.

3) Appuierez-vous nos demandes concernant la halle Schweitzer et la maison Marani?

Lors des deux premières séances nous avons fait valoir que la présence de ces deux édifices considérés au  départ comme des invariants ne se justifiait pas. En effet leur suppression permettrait de libérer entre le 36 et le 50 rue de Picpus une bande de terrain parallèle à la rue donc d’étaler sur une surface plus grande les constructions prévues, ce qui permettrait de diminuer la hauteur de l’ensemble des immeubles donc de la densité du projet ce que l’architecte a d’ailleurs matérialisé en séance en rouge sur le plan de masse de l’un des projets.

Nous faisons remarquer par ailleurs que ces deux édifices sont construits sur des parcelles non concernées par le PLU 60/60.

Halle Schweitzer 

Lors de la première séance les participants, à l’exception de Monsieur M.Hardel-Lebihan -architecte- qui a été plus prudent, ont reconnu que cette structure métallique qui avait été supprimée dans le premier projet EMERIGE ne présentait pas d’intérêt architectural évident.

Monsieur R. Bouigue avait alors rappelé que c’était suite à la demande de la fille du constructeur  auprès de Madame Baratti Elbaz que cette halle était réapparue dans le deuxième projet. N’étant pas non plus attaché à sa présence, il a précisé qu’une solution possible pour la préserver serait de la remonter dans un autre lieu car ce serait à sa conservation plus qu’à sa présence sur place que tenait cette dame.

Lors de la deuxième séance, constatant la densité encore très forte des différentes solutions proposées, nous sommes revenus sur cette proposition. Monsieur L. Dumas   a alors indiqué que cette structure était innovante en terme de construction métallique et que la fille du constructeur avait menacé de contester le permis de construire en invoquant le respect du droit moral si elle n’était pas conservée. Par contre le déplacement de cette structure semblait pour lui toujours possible.

Pour nous, si cette halle a un intérêt architectural, il serait intéressant de la remonter dans autre lieu pour mieux la mettre en valeur.

Ce n’était pas le cas jusqu’à présent puisqu’elle servait de support à un hall d’exposition de voitures, et ce ne le serait pas à l’avenir si elle était située sous un immeuble de bureaux comme dans le projet.

Un compromis acceptable devrait être cherché rapidement dans ce sens avec votre appui et celui d’EMERIGE.

C’est pourquoi nous proposons:

      • de remonter cette structure dans un lieu du 12ème ou elle aurait une meilleure visibilité
      • de lui attribuer une fonctionnalité valorisante par exemple lieu d’exposition culturel ( nous savons que M.L.Dumas est sensible à cette problématique) ou tiers-lieu à vocation sociale.

Maison Marani

C’est lors de la deuxième séance que  nous avons souligné que son maintien ne nous paraissait pas pertinent.

En effet cet ancien petit pavillon d’un étage de l’entre deux guerres jouxtant l’ancêtre du garage Renault  (voir en bas à droite de la photo ci-jointe) doit son aspect actuel à une reconstruction moderne et à un rehaussement beaucoup plus récents. Le bâtiment actuel n’a donc rien à voir avec celui d’origine. Il n’a pour nous aucun intérêt architectural et n’apparaît d’ailleurs pas sur la carte cadastrale  de Paris comme un bâtiment remarquable protégé.

Monsieur R.Bouigue est intervenu pour aller à nouveau dans notre sens et s’est engagé en tant qu’adjoint à l’architecture de la mairie du 12ème à interroger les services compétents à ce sujet.

Dans le projet cette maison doit être transformée en tiers-lieu à destination des étudiants et habitants. On pourrait avantageusement construire à sa place un immeuble comportant des logements pour les étudiants de La Sorbonne Nouvelle et une plate-forme de co-woorking moderne et fonctionnelle ainsi que des commerces de proximité en rez-de-chaussée.

En tout état de cause, nous comptons sur vous pour nous soutenir afin que l’intérêt des habitants actuels du quartier prévale sur celui lié à la mémoire de deux défunts.

Lors  de ces réunions, nous avons eu le souci constant de faire preuve d’un esprit de conciliation et avons fait des propositions précises pour essayer de faire avancer les choses.

C’est donc avec intérêt que nous espérons prendre connaissance des vôtres lors de la dernière séance de concertation.

Toutefois, si à l’issue cette dernière nous n’avons pas obtenu des avancées significatives, nous mettrons en œuvre toutes dispositions prévues par le droit pour que les intérêts des habitants du quartier soient préservés. Nous serons en particulier très vigilants en  ce qui concerne l’îlot de chaleur urbaine qui pourrait exister si un projet anormalement dense voyait le jour sur cette parcelle située dans un arrondissement dont la densité est déjà supérieure à la moyenne parisienne.

Nous vous remercions d’avoir pris connaissance de notre demande (la formulation est un peu longue mais l’écrit permet de développer un argumentaire, ce qui n’est pas possible en séance) et comptons sur votre appui pour faire aboutir ce dossier dans l’intérêt de tous.

MF SERU

Présidente de l’association du 42/40 rue de Picpus

Première réunion de concertation 30/09/2020

Chères adhérentes, chers adhérents,

Les réunions de concertation avec EMERIGE dont le principe avait été arrêté lors de la réunion à la Mairie du 30/09/2020 dernier ont débuté.

Du fait du confinement la première des trois réunions prévues avant Noël n’a pu avoir lieu en présentiel mais s’est déroulée en visioconférence  vendredi dernier.

C’est EMERIGE et non la Mairie qui a planifié cette réunion (lien zoom, ordre  du jour, personnes conviées). 

L’ordre du jour était le suivant:

    1. Méthodologie de travail et planning des réunions de concertation
    2. Présentation des règles d’urbanisme , application du projet
    3. Invariants  du projet du projet et attendus de la concertation
    4. Ambitions environnementales du projet

 

Une dizaine de personnes ont assisté à cette réunion dont:

Pour EMERIGE résidentiel:  Messieurs F. BERTRAND DG, J. MILINAIRE directeur opérationnel qui étaient accompagnés de plusieurs architectes  et de Monsieur X.HURBIN  qui a animé la séance.

Deux élus de la Mairie du 12ème: Messieurs R. BOUIGUE premier adjoint et N. ROUVEAU adjoint à l’urbanisme et conseiller du quartier Nation/Picpus

(Monsieur E. GRÉGOIRE de la Mairie de Paris étant excusé).

Deux membres de l’ancien conseil de quartier Nation/Picpus: Messieurs FX. COTTEREL et B.LORINQUER.

L’association du 42/50 rue de Picpus était représentée par sa présidente qui était accompagnée par trois membres du bureau élargi.

 

Le but de cette première  réunion qui a duré deux heures et demie n’était pas de rentrer dans le détail de l’élaboration d’un nouveau projet mais de cadrer les méthodes de travail et les grands objectifs auxquels il devrait répondre.

Elle s’est déroulée dans un climat de bon aloi, la parole des intervenants  ayant été sollicitée et recueillie dans un esprit de respect mutuel, même si certaines divergences sont apparues.

Nous verrons lors du déroulement des deux prochaines réunions si, en particulier,  nos interventions ont été bien comprises et surtout prises en compte.

 

Nous avons pour l’essentiel retenu ce qui suit.

 

1) Méthodologie de travail et planning des réunions de concertation

Le principe de continuer les réunions en visioconférence selon les mêmes modalités a été confirmé. Les deux prochaines réunions auront lieu les 20/11 et 11/12.

Elles porteront respectivement sur les points suivants:

Espaces publics, circulations douces, programmation des constructions

Volumétrie/dédensification, espaces verts et de pleine terre.

 

2) Présentation des règles d’urbanisme applicables au projet

Des schémas explicatifs ont permis à EMERIGE de rappeler quelles sont ces règles Nous n’avons rien appris que nous ne sachions déjà: c’est bien le PLU révisé en 2016, pourtant considéré comme obsolète par l’actuelle majorité municipale,  qui est applicable juridiquement. Toute modification en faveur d’une plus faible densification ne pourra être obtenue que par la négociation voire des pressions politiques.

 

3)  Invariants du projet et attentes de la concertation

Les deux documents ci-dessous préparés par EMERIGE résument les points essentiels abordés.

Concernant ces deux points l’association a fait remarquer trois choses:

  • nous demandons en priorité une  dédensification et une vėgétalisation du projet ce qui conduit obligatoirement à diminuer la hauteur des immeubles, à augmenter les espaces végétalisés et dans l’idéal à créer un jardin public ou au minimum un jardin ouvert au public afin de créer une zone  de fraîcheur et de lutter contre les īlots de chaleur urbaine dans ce quartier très dense.
  • nous avons indiqué  que la halle  Schweitzer (structure métallique située au dessus des pompes à essence) ne présentait pour nous aucun intérêt architectural et que sa disparition serait la bienvenue si elle permettait de dédensifier le projet et d’augmenter les espaces verts.

Ceci d’autant plus que sa conservation résulte d’une décision unilatérale qui a privilégié des intérêts particuliers  (demande obtenue par la fille  de l’architecte lors de la mandature précédente). Les élus du 12ème interpelés à ce sujet ont rejeté la décision de conserver cette structure sur la précédente Maire mais  n’ont pas paru exiger le maintien de la halle.

  • nous avons souligné que le nouveau projet devrait  mieux prendre en considération son intégration dans le quartier en tenant compte de ses besoins en terme de commerces de proximité d’équipements sportifs et culturels en particulier en liaison avec La Sorbonne nouvelle.

Le problème de la voie reliant la rue de Reuilly et la rue de Picpus sera traité lors de la prochaine séance.

Le représentant du conseil de quartier, après avoir longuement  regretté l’absence de concertation jusqu’alors a développé les mêmes grands axes  en insistant en particulier sur les équipements collectifs en liaison avec le quartier.

N.ROUVEAU  a également repris les mêmes points tout en restant dans les généralités, en  particulier en ce qui concerne la végétalisation et la dédensification du projet. Il n’a en particulier pas indiqué quelles étaient les demandes précises de la ville.

L’association a alors jugé nécessaire, pour obtenir plus de précisions, de l’interpeller sur la façon dont il entendait respecter les engagements du contrat de mandature qu’EELV Paris 12 a signé avec Paris en commun avant le 2ème tour des élections municipales. Celui a répondu qu’il avait déjà dit qu’il ne s’agissait pas d’engagements mais d’objectifs et que ces derniers ne concernaient pas cette parcelle en particulier mais tout Paris.

Nous sommes alors intervenus pour lire les points  suivants de cet accord :

lire la totalité de l’accord

Sur le projet  du 42/50 rue de Picpus 

Les signataires s’engagent à respecter leurs réponses officielles adressées aux associations les ayant interpellées et sont d’accord pour mener une véritable concertation… ladite concertation comprendra notamment…

la réduction du nombre et de la hauteur des constructions afin de ne pas surdensifier le quartier…

les modalités d’ouverture du jardin de Picpus sur le quartier et les constructions éventuelles de petite hauteur (6 étages maximum)… »

Après notre intervention aucun des deux  élus du 12ème n’a repris la parole.

4)  Ambitions environnementales du projet

Nous avons retenu les principaux points suivants présentés par EMERIGE :

48% des façades en pierre massive, planchers en bois, utilisation de matériaux biosourcés, de panneaux photovoltaïques , toitures végétalisées. Les constructions répondraient aux labels et certifications environnementaux.

En ce qui concerne les normes de dépollution exigées par l’ARS (hydrocarbures du sol, amiante éventuellement présente dans les bâtiments), un dialogue s’est engagé entre EMERIGE et le représentant de notre bureau spécialisé  dans l’urbanisme et la santé environnementale.

Le temps imparti pour la réunion étant dépassé il a été convenu que ce problème serait abordé lors d’une réunion spécifique (EMERIGE/Notre représentant).

Pour résumer  voici nos impressions au terme de cette première réunion qui s’est certes globalement bien passée.

Toutefois il apparaît qu’EMERIGE s’est pour l’instant contenté de recueillir les desiderata des parties en présence sans rien dévoiler de ses intentions dont on sait qu’elles seront essentiellement guidées par des contraintes financières.

Si l’on pouvait concevoir que cette première séance soit une prise de contact pour cerner les grandes lignes des exigences de chacun il sera indispensable de rentrer dans le détail des propositions d’EMERIGE lors des prochaines séances ce que normalement  les thèmes abordés devraient permettre.

Par ailleurs les riverains ont clairement exprimés leurs demandes mais en revanche  les élus ont été particulièrement en retrait et n’ont à aucun moment formulé quels étaient « leurs attendus » lors de cette concertation, c’est à dire ce qu’ils allaient exiger en terme de nombre de logements et d’application du PLU ce qui au mieux est étonnant et au pire cache une volonté de dissimulation.

 

Lors de la prochaine réunion nous devrons  en préambule nous assurer que les demandes que nous avons formulées ont bien été prises en compte pour faire déjà évoluer le projet et que ce sera le cas après chaque séance.

En effet il ne saurait être question pour nous que ces réunions se transforment en séances d’enregistrements de nos demandes et que l’on arrive au terme de la concertation sans connaître les intentions de la ville ni celles d’EMERIGE et que l’on ne découvre le nouveau projet que lors de la séance publique de restitution prévue au premier trimestre 2021.

 

Comptez sur nous pour être vigilants et continuer à défendre les intérêts des habitants du quartier.

 

MF Séru

Présidente de l’association du 42/50 rue de Picpus

réunion publique organisée à la Mairie du 12ème le 30/09/2020 à 19h

Chères adhérentes, chers adhérents,

Nous avons assisté le 30/09/2020 à 19h à la réunion publique organisée à la Mairie du 12ème par Madame E. Pierre-Marie, Maire de l’arrondissement, les participants étant invités à « entamer la redéfinition du projet du 42/48 rue de Picpus ».

A la tribune avaient pris place, outre Madame La Maire, des représentants de l’équipe municipale dont Monsieur R. Bouigue premier adjoint  en charge de l’architecture et du patrimoine et Monsieur N. Rouveau adjoint en charge de l’urbanisme durable et de la ville résiliente et du quartier Nation/Picpus.

Etaient également présents Monsieur E. Grégoire premier adjoint à la Maire de Paris en charge de l’urbanisme ainsi que Madame L. Avia député de l’arrondissement.

Enfin EMERIGE était représenté par son PDG  Monsieur L. Dumas qui était accompagné de Monsieur F. Bertrand DG, de Monsieur M. Hardel du cabinet d’architectes Hardel Le Bihan et de plusieurs autres collaborateurs de l’entreprise.

Une centaine de personnes seulement a pu assister à la réunion du fait des contraintes sanitaires actuelles : celles qui, comme cela avait été prévu, s’étaient inscrites au préalable. Certaines personnes, non inscrites, en surnombre ou redoutant la contagion, n’ont pu être présentes, ce qui atteste de l’intérêt porté par les habitants du quartier à cette réunion.

Madame La Maire a pris la parole en premier.

Après avoir remercié les personnes présentes à la tribune, elle a insisté sur les contacts préalables qui avaient permis à cette réunion de se tenir dans un esprit d’ouverture, ceux avec EMERIGE dont le PDG s’est déplacé en personne et ceux avec l’Association des riverains du 42/50 rue de Picpus (cf notre rencontre avec la maire du 22/09/2020).

Elle a ensuite développé les axes suivants :
  • la ville doit s’adapter à l’urgence climatique (végétalisation, jardins en pleine terre),
  • le projet doit être dédensifié,
  • l’urgence démocratique doit conduire à repenser les choses en commun
  • le projet EMERIGE est conforme au droit mais le fait d’avoir retiré le permis est un gage de bonne volonté ; le savoir faire de l’entreprise doit permettre de reconstruire ensemble quelque chose dont les familles (qui doivent pouvoir se loger), les étudiants (liaison avec l’université) et les riverains (sensibles à leur cadre de vie) doivent pouvoir bénéficier,
  • nécessité de reconsidérer les jardins comme des espaces publics de respiration et de circulation
  • un passage entre la rue de Reuilly et la rue de Picpus doit être pris en compte.

Madame La Maire a conclu à la nécessité de repenser ensemble un écoquartier s’inscrivant dans le PLU bioclimatique.

Monsieur E. Grégoire après avoir repris à son compte les concepts précédents a ensuite précisé :

  • que pour lui il n’avait jamais été question que le permis de construire puisse être délivré en l’état,
  • qu’une concertation, en liaison avec les associations représentatives était nécessaire, cette dernière devant prendre en compte un certain nombre « d’invariants » et aboutir  à des ajustements.

Devant se rendre à une réunion en liaison avec les dispositifs sanitaires à prendre pour Paris, M. Grégoire a  quitté la séance après son intervention.

 

Monsieur L. Dumas a ensuite pris la parole.

Il a indiqué en préambule que c’était dans un souci d’apaisement que le permis de construire avait été retiré.  Il a reconnu que de ne pas avoir mis en place des réunions de concertation avec les habitants avant le dépôt de la demande de permis de construire avait été  une erreur, mais qu’il n’avait jamais reçu de demande dans ce sens de la part de l’ancienne équipe municipale (Madame Baratti-Elbaz, ancienne maire du 12ème et Monsieur Missika, ancien adjoint à la Maire de Paris chargé de l’urbanisme).

  1. Dumas a alors convenu que maintenant un « nouveau process » allait débuter.

Il a ensuite retracé l’historique du projet.

S’appuyant sur un diaporama il a retracé les différentes étapes qui depuis 2015 avaient conduit au dépôt de la demande de permis en juin 2019. Nous en connaissions les grandes lignes puisqu’elles nous avaient déjà été indiquées par M. Bertrand lors de la réunion que nous avions eue avec EMERIGE le 17/09/2019 et  que nous possédions déjà à l’époque les documents correspondant aux déclarations préalables de novembre 2018 et de mai 2019 ( voir notre compte-rendu du 19/09/2019 dont une copie  avait été adressée aux  Maires du 12ème et  de Paris).

  1. Dumas a rappelé que le projet initial répondait au cahier des charges fourni par la Ville, qu’il était conforme au PLU et avait été sélectionné à l’issue d’un concours d’architecte (M. Missika faisait partie du jury). Ce projet a ensuite été modifié pour tenir compte des remarques formulées par la Ville (création d’une crèche, d’une salle de sport, d’espaces de bureaux et de co-working, de commerces, d’une placette sur la rue et accès au public de la cour végétalisée située entre les immeubles…) lors d’au moins quatre ateliers avec celle-ci. Nous vous avions communiqué lors de l’AGO de  l’association du 1/10/2019 les descriptifs et les plans détaillés des projets de novembre 2018 et  de mai 2019.

En s’appuyant sur une série de schémas M. Dumas a alors expliqué que les modifications successivement apportées à ce qu’aurait permis la stricte application du PLU avaient déjà conduit à réduire la surface des bâtiments au profit des espaces végétalisés en pleine terre.

Le projet de la demande déposée puis retirée répond donc pour M. Dumas à des normes qui sont bien inférieures à celles autorisées par le PLU.

 

Monsieur M. Hardel, architecte, à ensuite reprécisé à partir de plans de masse et de vues cavalières les caractéristiques et les modifications précises intervenues entre les projets de novembre 2018 et de mai 2019.

 

La parole est ensuite donnée à Madame M.F. Séru, présidente de l’Association des riverains du 42/50 rue de Picpus.

Cette dernière a tout d’abord rappelé que l’association compte 345 adhérents dont la moitié ne sont pas des riverains directs de la parcelle mais des habitants du quartier Picpus/Nation. En effet ses statuts stipulent que son objet n’est pas seulement la défense des seuls riverains mais aussi la protection de l’environnement et du cadre de vie des habitants du quartier.

Après avoir remercié Madame la Maire d’avoir fait le nécessaire pour que, pour la première fois, toutes les les parties concernées par le projet puissent enfin se retrouver, elle a fait part de la satisfaction de l’association de constater que les intervenants de la mairie rejoignent enfin les axes de son combat : le projet de la demande de permis est totalement inadapté aux données du réchauffement climatique et des pandémies actuelles. Il mérite donc d’être complément remis à plat. Dans cette optique, le fait qu’EMERIGE ait retiré sa demande constitue un premier pas et atteste de sa part d’une volonté d’ouverture.

Elle a toutefois fait remarquer que l’association ne pouvait que regretter le silence, les tergiversations et l’opacité qui ont prévalu dans le traitement de ce dossier par l’ancienne équipe municipale. En effet en dehors des informations fournies lors de la réunion du 17/09/2019 avec EMERIGE, tous les documents en la possession de l’association ont été réunis par ses soins et seuls plus de six mois de combat acharné et l’opportunité des élections municipales lui ont permis d’obtenir in extremis des éclaircissements et des engagements précis de la part du candidat de Paris en commun quant à l’avenir de la parcelle .

Ayant pris connaissances des différentes déclarations d’intention de la nouvelle majorité municipale et de la position d’EMERIGE, Mme Séru a  recentré  le débat en posant quatre questions concrètes ayant une cohérence logique et a demandé à ses interlocuteurs d’y répondre successivement pour que la salle ait eu connaissance de la globalité des réponses avant que la discussion ne s’engage avec elle.

  • La question 1 a porté sur le PLU
  1. Grégoire ayant déclaré dans un tweet du 26/09 « le PLU est obsolète » cela signifie-t-il que le PLU actuel n’est plus applicable ? Quelles seront alors les règles d’urbanisme pour le nouveau projet puisque le nouveau PLU bioclimatique ne verra le jour que dans deux à trois ans ?
  2. Grégoire n’étant plus là c’est Madame La Maire qui a répondu. Ce sera le PLU actuel. M. Dumas a confirmé que ce faisant il serait dans son droit et a fait à nouveau remarquer que déjà dans l’ancien projet ce PLU était appliqué en deçà de ce qui était autorisé.

Mme. Séru a alors souligné  la totale incohérence entre les vœux concernant les nécessités bioclimatiques et l’application d’un PLU reconnu comme obsolète.

 

  • La question 2 a porté sur la conception du nouveau projet et son insertion dans le quartier

Va-t-il s’agir d’une totale remise à plat de l’ancien projet ou bien ce dernier sera-t-il seulement modifié à la marge ? Pour l’association le projet devra être totalement repensé pour  permettre cette fois-ci de tenir compte à la fois des contraintes  climatiques et sanitaires actuelles, mais aussi des mutations que va connaître le quartier du fait de l’ouverture de la Sorbonne Nouvelle (7000 étudiants/j) et de l’ancienne tour ONF (transformée en bureaux?), ce qui conduira à de nouveaux flux de population  dans un quartier manquant cruellement de commerces et d’espaces végétalisés.

Le principe de la remise à plat du projet semble acquise pour  M. Dumas. Ce dernier  a fait remarquer que le Président de la Sorbonne Nouvelle avait été consulté, ce qui avait conduit à insérer dans le projet la salle sport et la maison des associations.

En réponse à une question de la salle s’inquiétant de l’endroit où les étudiants pourraient se tenir après ou entre les cours, Madame La Maire a indiqué que des espaces (bibliothèque, cafeteria …) étaient prévus dans l’enceinte de la faculté. Cette dernière a précisé, suite à une autre question de la salle, qu’une ouverture partielle aurait lieu en janvier (école d’interprétariat) mais que la rentrée définitive n’était prévue que pour septembre 2021.

Mme. Séru s’est étonnée que dans l’ancien projet aucun espace à l’air libre et végétalisé n’ait été prévu pour les étudiants, le bâtiment qui leur est destiné étant totalement minéral (mais sans doute cela ne faisait-il pas partie du cahier des charges de l’ancienne municipalité).

  • La question 3 a porté sur les caractéristiques auxquelles devrait répondre le nouveau projet

Mme. Séru a demandé à M. Dumas comment EMERIGE allait faire passer dans le concret ses bonnes intentions théoriques (cf ses derniers  tweets  « …les derniers mois ont bouleversé le rapport à l’habitat en faisant naître un besoin important de reconnexion avec la nature …») et ne plus construire comme on le faisait dans les années 80. D’où la nécessité de concevoir un projet moins dense et plus végétalisé, ce qui devrait conduire à diminuer le nombre et la hauteur des immeubles.  Ce concept est d’ailleurs celui du SCOT  (schéma de cohérence territorial) qui prévoit pour tout nouveau projet immobilier une proportion de 50 à 60 % de pleine terre végétalisée. Il devrait être normalement voté à l’automne. Elle a insisté en revenant sur une diapositive de l’ancien projet sur le fait que l’essentiel des espaces en pleine terre n’étaient pas accessibles au public.

  1. Dumas a indiqué que les modalités de la dédensification pourraient être discutées mais qu’EMERIGE était contraint par des exigences financières et qu’il faudrait donc de ce fait arbitrer entre la hauteur des immeubles et la surface des jardins.

Mme Séru a répondu que ce raisonnement ne valait que si le nombre de logements restait le même.

Toutefois pour l’association si l’esprit de concertation est nécessaire il est indispensable de ne pas sacrifier aux exigences économiques celles concernant l’équilibre écologique et la qualité de vie des habitants du quartier et des nouveaux habitants (dont ceux des logements sociaux).

  • La question 4 a porté sur les modalité de la concertation

Mme. Séru a demandé que soient précisés dès maintenant les points suivants : comment, avec qui et selon quel calendrier cette concertation va-t-telle avoir lieu ? Il n’est en effet plus question que ce qui s’est passé précédemment se reproduise et que les habitants soient simplement réunis pour information le jour où le nouveau projet sera pratiquement bouclé. Il est donc indispensable que leurs associations représentatives soient associées aux différentes étapes de l’élaboration de ce projet.

  1. Dumas a confirmé que ces modalités étaient acquises et qu’il prévoyait une à deux réunions de travail par mois jusqu’à la fin de l’année selon un calendrier à définir.

En conclusion  Mme. Séru a indiqué qu’elle espérait que l’esprit de concertation permettrait de trouver les mesures exceptionnelles qui devraient voir le jour pour que le nouveau projet puisse tenir compte des conditions exceptionnelles que nous sommes en train de vivre ou devrons vivre à l’avenir.

 

Monsieur R. Bouigue a ensuite pris la parole.

Il a tenu à revenir sur les conditions dans lesquelles l’ancien projet avait été élaboré et sur l’absence de  concertation qui aurait prévalu pendant cette période. Il a indiqué qu’il n’avait eu de cesse d’essayer de  faire passer auprès des décideurs (dont M. Missika et M. Dumas) l’idée qu’une concertation avec les habitants était nécessaire (en particulier en novembre 2019 et janvier 2020) car le projet déposé  faisait l’objet d’une forte contestation de la part des habitants . Il a conclu en disant que pour lui sans acceptabilité de leur part il ne pourrait y avoir de nouveau projet.

La séance a été levée comme prévu à 21h.

Nous espérons que ce compte-rendu (un peu long) permettra à ceux d’entre vous qui n’ont pu assister à cette réunion  de s’en faire une idée, même s’il n’est pas exhaustif. Nous avons essayé de le rendre aussi  fidèle et impartial que possible, même si cette qualité ne pourrait être obtenue que par un verbatim de la séance.

Il nous a semblé que chacun des intervenants a pu s’exprimer dans de bonnes conditions d’écoute et de respect mutuel et nous espérons avoir défendu au mieux les positions de l’association.

Nous avons toutefois regretté que le temps imparti  du fait  des  conditions sanitaires n’ait pas permis à la discussion avec la salle d’avoir lieu.

Perspectives d’avenir et conclusion.

Il nous paraît acquis que les conditions d’opacité et « d’entre-soi » qui ont prévalu dans l’élaboration de l’ancien projet ne pourront plus prévaloir. Qui est responsable de cet ancien état de fait ? Nous ne le saurons jamais car chacun se renvoie la balle.

Il apparaît également que notre association est reconnue comme représentative et légitime pour participer aux réunions de concertation en vue de l’élaboration d’un nouveu projet et que ces réunions sont actées. Nous devons toutefois rester extrêmement vigilants sur les deux points suivants qui conditionnent tout le reste.

 

Premier point : le PLU

C’est le nœud du problème. En effet le promoteur est juridiquement en droit d’appliquer l’ancien PLU tant que le nouveau n’a pas été voté, mais la façon de l’appliquer sera le résultat de négociations voire de rapports de force politique (le  PLU est le même pour tout Paris mais il n’est pas appliqué de la même façon partout à Paris).

 

Deuxième point : le nombre de logements

On ne pourra dédensifier les constructions (diminution de leur nombre et de leur hauteur ) et augmenter la végétalisation, que si le nombre de mètres carrés de logements diminue. Or la décision concernant ce nombre dépendra du nombre de logements réclamés par la mairie (du 12ème ou de Paris?) et il s’agit là d’une décision politique. Qu’est-ce qui va prévaloir : le social, l’écologie, ou un bon équilibre entre les deux dans le respect des populations qui occupent un logement social et ne méritent pas d’être entassées dans des conditions de vie à l’origine de problèmes connus de tous ?

 

En tout état de cause nous allons continuer de défendre nos positions, comme nous l’avons toujours fait  c’est à dire avec acharnement, mais en respectant une totale neutralité politique, ce qui nous a permis de pouvoir continuer de parler avec tous, même si nous avions des désaccords avec certains.

Si à l’issue du processus de concertation prévu nous n’étions pas parvenus à un consensus et si un nouveau permis de construire était délivré pour un projet copie conforme à quelques détails près du précédent (donc en accord avec un PLU considéré par tous comme obsolète), nous nous réserverons bien sûr le droit de mettre en oeuvre tous les recours que permet la loi… en attendant le nouveau PLU bioclimatique.

 

Continuez à faire connaître notre association autour de vous et à y faire adhérer.

N’oubliez pas, si vous ne l’avez déjà fait, de renouveler votre adhésion en payant votre cotisation pour l’année 2020, car plus que jamais l’argent est le nerf d’une  guerre qui nous l’espérons n’aura pas lieu, mais à laquelle nous devons être préparés.

 

Bien à vous

 

M.F. Séru

Présidente de l’association

 

 

Compte-rendu de la réunion du 22/09/20 à la mairie du 12ème

Chères adhérentes, chers adhérents,

 

Assistaient à cette réunion Madame Emmanuelle Pierre-Marie maire du 12ème, Madame Mattis Latron chargée de mission Urbanisme durable au Cabinet de la Maire, Nicolas Rouveau adjoint chargé du quartier Nation-Picpus, de l’urbanisme durable et de la ville résiliente, ainsi que pour l’Association du 42/50 rue de Picpus sa présidente Madame Marie-France Séru accompagnée de l’un des membres du bureau élargi Monsieur Thierry Gasturi.

 

A notre demande la discussion s’est ouverte sur les modalités de la convocation des participants à la  Conférence citoyenne qui doit se réunir à partir du 26/09/20 pour faire des propositions en vue de la modification du PLU de Paris .

Nous avons fait remarquer  que ces modalités ne nous paraissaient pas le gage d’une représentation réellement démocratique et indépendante des citoyens y participant. Il nous a été répondu que c’était la mairie de Paris qui était en charge de cette organisation. Il est par ailleurs entendu que l’organisation de la  concertation qui doit avoir lieu sur l’avenir de la parcelle du 42/50 rue de Picpus était bien du ressort  la Mairie du 12ème car « la limitation des  thématiques  est à décliner par arrondissement » et qu’elle a reçu les acteurs (associations représentatives et promoteurs) intervenant dans les projets immobiliers contestés du 12ème.

 

Il nous a ensuite été  indiqué que la date officielle de retrait par EMERIGE de sa première demande de permis de construire était bien le 9/09/20 (ce qui confirme ce que nous avions vu sur la carte publiée par paris.fr depuis février 2020) et qu’EMERIGE entendait déposer une nouvelle demande dès le début de l’année 2021.

Nous avons insisté sur le fait que ce planning ne laisse qu’un trimestre  pour concevoir un nouveau projet en concertation avec les habitants (voir les modalités de cette concertation plus bas).  Ce délai paraît extrêmement court, surtout si le projet doit être modifié autrement qu’à la marge et tenir compte dans sa conception des bouleversements induits par la présence des 7000 étudiants/jour de la Sorbonne Nouvelle et de la transformation en bureau de la tour de l’ONF (la maire n’a pas de plus amples informations à ce sujet car la tour est propriété de l’état).

 

Nous avons ensuite demandé à Madame la Maire de repréciser quelles étaient  les exigences de la mairie concernant l’avenir de la parcelle.

Cette dernière en  a cité quatre: dédensification, espace vert accessible au public, cheminement entre la rue de Reuilly et la rue de Picpus, concertation avec les habitant. Ces points  figuraient dans ses engagements de candidate et dans l’accord de mandature passé entre EEVL et Paris en commun avant le deuxième tour.

Nous avons  tout d’abord indiqué qu’il n’était pas question pour nous que le projet ne soit modifié qu’à la marge mais que nous exigerions sa refonte complète. La discussion s’est alors engagée pour obtenir des précision sur chacun de ces points.

 

Dédensification 

Elle est plus que jamais indispensable en cette période de réchauffement climatique et de risque de pandémie

Nous avons obtenu que  Madame la Maire indique que les immeubles n’auraient pas plus de six étages, comme cela est d’ailleurs prévu dans l’accord de mandature, mais il ne nous a été fourni aucune réponse en ce qui concerne le nombre et la nature des logements (habitations, logements étudiants, bureaux?). Nous avons insisté sur la nécessité de prévoir des commerces de proximité situés au niveau des immeubles  sur la rue.  Que deviennent en particulier les exigences de Paris Habitat? Nous avons eu la confirmation  que tant que le PLU n’est pas modifié (ce qui va demander deux à trois ans) il reste applicable par  le promoteur! Nous avons alors fait remarquer qu’il serait important que le SCOT (Schéma de Cohérence Territorial) qui est prioritaire par rapport au PLU et qui lui peut être voté rapidement, le soit dans les meilleurs délais. Il nous serait plus favorable car il  prévoit pour chaque projet 50 à 60% de pleine terre à conserver, mais la décision de le voter rapidement (ou non) est politique. Nous avons en conclusion indiqué à Madame La Maire que le sujet de la dédensification devrait faire l’objet, pour reprendre ses propres paroles  « d’un bras de fer politique », ce dont elle convient.

Espace vert ouvert au public

La surface de cet espace vert dépendant de la dédensification nous n’avons pas obtenu plus de renseignements à ce sujet. Nous avons bien sûr indiqué à nouveau, qu’au départ notre association défend l’installation d’un espace vert sur la parcelle, donc qu’il ne saurait donc être question de le remplacer par un espace vert réduit. L’entretien de cet espace devrait être géré par la ville mais apparemment rien n’est encore réglé à ce sujet.

Nous avons insisté sur le problème de la dépollution du terrain qui devra répondre à des normes plus exigeantes s’il s’agit d’un jardin ouvert au public.

 

Cheminement entre les rues de Picpus et de Reuilly

Nous avons insisté sur la nécessaire concertation avec les copropriétés  concernées pour que ce passage n’apporte pas de nuisances (en particulier la nuit) à ces dernières.

 

Concertation avec les habitants

Madame la Maire nous a appris qu’une réunion publique avec la mairie du 12ème et le promoteur était prévue pour le mercredi 30 septembre  à 19h dans la salle des fêtes de la mairie.

Certains adhérents des immeubles voisins du 36 rue de Picpus ont reçu dès hier l’invitation à cette réunion par boîtage, mais à l’heure où ce compte-rendu est rédigé(14h le 23/09) les habitants du 36 rue de Picpus ne l’ont toujours pas reçue

A notre remarque indiquant qu’une telle réunion de pouvait aboutir à un travail constructif avec le promoteur et que ce n’était pas notre conception d’une réelle concertation il nous a été répondu que cette réunion était un « passage obligé » préalable pour la lancer, ce que nous comprenons mais qu’un calendrier de réunions de travail restreintes serait établi avec le promoteur.

Devraient assister à cette réunion, Madame la Maire du 12ème, E. Grégoire premier adjoint à la mairie de Paris chargé de l’urbanisme, R. Bouigue premier adjoint à la Mairie du 12ème, N. Rouveau adjoint à l’urbanisme et responsable du quartier Picpus-Nation et R. Dumas pour EMERIGE.

Notre prise de parole est prévue et nous ne manquerons à cette occasion d’exposer les positions de l’association quant à l’avenir de la parcelle. Nous comptons vous y retrouver nombreux. L’assistance étant limitée à

100 personnes si vous désirez venir  inscrivez-vous de toute urgences par email à l’adresse suivante: mairie12@paris.fr.

 

En conclusion il nous est apparu que la maire du 12ème a la volonté de faire avancer le dossier dans un esprit de concertation vers un projet plus vert, mais  nous ne savons pas si elle en aura les moyens car les verrous à faire sauter pour ce faire sont politiques. Les  avancées réelles et concrètes en terme de gestion  de ce dossier sont plutôt minimes et le reste risque d’être du domaine de la communication.

Notre crainte est que l’on nous fasse miroiter un PLU bioclimatique qui ne pourra s’appliquer que dans 2 à 3 ans et qu’en attendant la Mairie de Paris et les promoteurs ne  tentent de continuer à édifier « à l’ancienne » des logements sur les parcelles qui se libèrent. Ainsi dans deux ans le nouveau merveilleux PLU pourra s’appliquer, mais il n’y aura plus de foncier disponible…

Nous espérons nous tromper, mais plus que jamais nous devons rester libres d’agir en toute indépendance pour que notre quartier devienne plus vert, plus aéré et plus agréable à vivre.

 

Nous comptons sur vous pour rester mobilisés, payer votre cotisation 2020 si vous ne l’avez pas encore fait et continuer à recruter de nouveaux adhérents.

Bien à vous

 

MF SERU

Présidente de l’Association

CONSEIL D’ADMINISTRATION DU 2/07/2020

Conformément à nos statuts qui prévoient une réunion tous les six mois, le deuxième CA de notre association s’est réuni le jeudi 2/07/2020. Étaient présents les membres du bureau élargi: Mesdames Chmielewski, Convert, Mirovitch et Séru, Messieurs Gasturi, Grimaud, Mirovitch et Mugnier.
🍀Point sur l’activité de l’Association depuis le dernier CA du 4/11/2019
Depuis cette date le bureau élargi de l’Association s’est régulièrement réuni et nous vous avons tenus au courant de nos actions par des messages, par l’intermédiaire de notre boîte mail (17 messages), de notre site, de notre page Facebook et de notre fil Twitter.
Durant cette période pré-électorale nous avons poursuivi deux objectifs:
1) celui de faire connaître notre association et d’ augmenter le nombre de ses adhérents afin de la rendre incontournable en tractant le plus souvent possible sur la voie publique et en communiquant sur internet,
2) celui de prendre contact avec toutes les forces politiques et d’exercer sur elles la pression nécessaire pour obtenir de leur part avant les élections un positionnement au plus près de nos objectifs sur le projet EMERIGE/PARIS HABITAT du 42/50 rue de Picpus.
🌿Point sur les résultats des élections municipales
Comme vous le savez certainement le scrutin a connu un taux très élevé d’abstentions (61,87 %).
Liste Paris en commun / L’Ecologie pour Paris 12 (E. Grégoire): 54,98%, soit16 conseillers d’arrondissement et 8 conseillers de Paris.
Liste DATI pour Paris (V.Montandon): 32,80%, soit 3 conseillers d’arrondissement et 2 conseillers de Paris.
Liste Ensemble pour Paris (S.Mazetier):12,22%, soit 1 conseiller d’arrondissement et pas de conseiller de Paris.
🌱Point sur les engagements des divers candidats et perspectives d’avenir
Notre préoccupation constante à l’issue de ces élections sera de veiller à ce que les engagements pris par les candidats soient respectés (voir nos messages détaillés des 19 et 10/06 et du 30/05).
Pour résumer, le projet EMERIGE/PARIS HABITAT devrait être repris à zéro en concertation avec les habitants pour conduire à sa dédensification (immeubles moins hauts, moins nombreux) et à l’implantation d’un jardin public géré par la Ville donnant sur la rue…, ce qui implique une révision du PLU de la parcelle.
Nous sommes conscients qu’ils faudra lutter pied à pied pour que ces engagements soient tenus, en particulier ceux prévus dans l’accord de mandature signé entre EELV et Paris en commun. Toutefois ils ne constituent pour nous que le minimum acceptable afin que le quartier soit à la fois apaisé, réellement végétalisé et pas seulement à la marge. En effet, suite à la crise épidémique que nous venons de vivre, nous avons demandé que l’espace libéré par le garage Renault soit entièrement transformé en un jardin (voir notre dernier tract annexé à notre message du 19/06 et le paragraphe 1. de la partie « Perspectives d’avenir » de notre message du 30/06).
Cela restera bien sûr l’axe de notre combat et si nous n’arrivons pas à éviter les constructions c’est que nous aurons été obligés d’aller vers un compromis. Nous veillerons alors à ce que les immeubles soient les plus bas et les moins nombreux possibles.
Dans l’immédiat, dès que le Maire d’arrondissement et la Maire de Paris auront été élus et que cette dernière aura nommé les membres de son Cabinet, nous solliciterons un rendez-vous auprès du Maire du 12ème et de l’Adjoint à l’urbanisme de la Mairie de Paris.
Nous allons également réclamer le récépissé de l’annulation de l’ancienne demande de permis de construire pour bien nous assurer que cette demande déposée en juillet 2019 est définitivement enterrée.
🍃Point sur les adhésions à ce jour
A ce jour l’Association compte 329 adhérents dont plus de la moitié ne réside pas au 36 rue de Picpus ce qui prouve que notre combat intéresse tout un quartier.
Nous allons maintenant mener un nouveau combat. Nous comptons donc sur vous pour continuer de faire connaître l’association autour de vous et pour convaincre un maximum de nouvelles personnes d’y adhérer. Il va en effet de soi que, plus nous serons nombreux, plus nous pourrons peser, en particulier lors des réunions de concertation prévues par tous les candidats et actées dans l’accord de mandature de la nouvelle majorité municipale.
N’hésitez pas également à consulter notre communication sur internet et à réagir en interpellant chaque fois que cela est possible les responsables politiques qui expriment sur la toile.
Nous comptons également sur le renouvellement des adhésions pour 2020 de ceux qui ne l’ont pas encore effectué.
Nous vous tiendrons bien sûr au courant de toute évolution du dossier.
Très bonnes vacances et à bientôt.
MF SERU
Présidente de l’Association

Réponse des candidats avant le second tour.

Chères adhérentes, chers adhérents,

 

 

Vous trouverez en pièces jointes les réponses que nous avons reçues de S. Mazetier (Paris Ensemble), E. Grégoire (Paris en Commun – L’Ecologie pour Paris) et V. Montandon (Dati pour Paris).

Nous vous signalons que les réponses d’E. Grégoire sont insérées dans le texte accompagnant notre questionnaire.

Bonne lecture …

Comme nous l’ indiquons dans notre nouveau tract (voir pièce jointe) notre lutte a payé.

En effet,  les perspectives actuelles concernant la parcelle du 42/50 rue de Picpus  sont bien meilleures que celles que nous avons découvertes en juillet 2019 lorsque nous avons fondé l’Association, mais, comme nous le faisons également remarquer dans notre tract, tout restera à faire après les élections pour que les élus respectent leurs promesses. Nous devrons être, en particulier; très vigilants pour que la concertation annoncée par les candidats soit réelle et non de façade.

Nous ne baissons pas la garde. C’est pourquoi nous comptons particulièrement sur votre soutien renouvelé à l’Association au cours des mois qui viennent (n’oubliez pas votre cotisation pour 2020 si vous ne l’avez pas encore réglée) et sur le recrutement indispensable de nouveaux membres.

Très bon week-end

MF SERU

Présidente de l’Association

réponse S. Mazetier avant 2ème tour

réponse E. Grégoire avant 2ème tour

réponse V. Montandon avant 2ème tour

Avant le second tour des élections

Chères adhérentes, chers adhérents

Vous avez certainement appris qu’avant de fusionner leurs listes pour le second tour des prochaines élections municipales, Paris en commun et L’Ecologie pour Paris ont signé le 2/06/2020 un accord politique de mandature.

Un des volets de cet accord prévoit de revoir les grands projets  d’urbanisme qui avaient été prévus pour le 12ème par la précédente majorité municipale.

En ce qui concerne le projet EMERIGE /PARIS-HABITAT du 42/50 rue de Picpus, cet accord recoupe et détaille les  demandes que nous avions formulées avant le premier tour auprès des différents candidats Il prévoit la totale reprise, en concertation avec les habitants du projet initial (dédensification avec des immeubles moins hauts et moins nombreux, jardin public géré par la Ville donnant sur la rue…), ce qui implique une révision du PLU de la parcelle.

C’est pourquoi nous avons immédiatement demandé aux candidats à la tête des  trois listes  présentes au second tour de confirmer à nouveau publiquement leur position, maintenant devenue unanime, de refuser le projet EMERIGE/PARIS-HABITAT.

Dans ces conditions on voit mal comment le Maire de Paris  qui sera élu à l’issue de ces élections pourrait, quelle que soit sa couleur politique, délivrer un permis de construire pour un projet contre lequel se sont unanimement et publiquement prononcés les candidats des trois listes présentes au second tour dans le 12ème.

 

Vous pourrez toujours compter sur nous pour continuer le combat après les élections et veiller plus que jamais  à ce que les paroles données soient respectées.

 

MF SERU

Présidente de  l’association du 42/50 rue de Picpus