Deuxième réunion de concertation 20/11/2020

Chères adhérentes, chers adhérents,

La deuxième réunion de concertation a eu lieu le vendredi 20/11 dernier.
Vous trouverez ci-dessous le message que nous venons de faire parvenir à E. Pierre Marie et E. Grégoire.
Vous pourrez ainsi vous rendre compte de ce qui s’est passé lors de la réunion et des suites que nous y avons apportées.

Vous pouvez compter sur nous pour continuer de défendre jusqu’au bout les intérêts des habitants du quartier.

MF SERU

Madame La Maire du 12ème, Monsieur Premier Adjoint et à l’urbanisme de la Mairie de Paris,

Vous avez certainement été mis au courant par vos collaborateurs de la façon dont se sont déroulées les réunions des 30/10 et 20/11 derniers.

Nous sommes en train de préparer celle du 11/12 et sommes soucieux de faire notre maximum pour que, lors de cette réunion qui sera la dernière, les objectifs de  dédensification et de végétalisation de cette parcelle  que nous défendons depuis plus d’un an soient réellement pris en compte et pas seulement à la marge. Ceci suppose une diminution du nombre d’immeubles et de leur hauteur (6 étages maximum).

Pourtant pour l’instant, si le problème de la dédensification a été évoqué,  il n’a pas été traité de façon concrète puisque le facteur qui la conditionne (le nombre de logements) n’a pas encore été défini. En effet l’ordre du jour prévu pour les trois réunions renvoie à celle du 11/12 l’étude de la volumétrie du projet, les deux premières ayant seulement abordé les invariants de ce dernier et le contexte de leur mise en place.

Nous ne doutons pas que nos objectifs soient également les vôtres puisque que vous vous êtes engagés à les respecter à la fois par les documents  que vous avez fait parvenir à l’association avant le second tour et par l’accord de mandature qui a été signé par EELV Paris 12 et Paris en Commun.

 

C’est pourquoi nous vous sollicitons  pour obtenir une réponse  de votre part sur les points suivants.

1) Serez-vous présents lors de la réunion du 11/12 pour défendre à nos côtés la dédensification du projet?

En effet lors des deux premières séances N. Rouveau a été très effacé. Il  s’est contenté  d’énoncer des généralités et n’a fait aucune proposition concrète pour aller dans ce sens.

2) Si c’est le cas quelles seront vos propositions pour l’obtenir, en particulier quelles seront vos exigences en terme de nombre de logements?

On vous a sûrement communiqué les premières esquisses préparées par les architectes pour la deuxième réunion.

Vous avez certainement constaté que, si certains plots ont disparu et certaines hauteurs diminué, on reste sur un ensemble très dense puisqu’il  n’y a eu, par rapport au projet retiré, qu’une diminution de 2000 m2 de la surface de plancher qui dans les quatre exemples reste fixée à 28 000m2.

Interrogé sur cette constante Monsieur L. Dumas a reconnu que la mairie avait demandé de diminuer encore plus cette surface. Ceci est possible même avec le PLU actuel puisque ce dernier ne fixe que le pourcentage de logements par rapport à ce qui est construit (60%) et le pourcentage de logements sociaux par rapport à l’ensemble des logements construits (60%). Il n’est par contre pas contraignant en terme de surface à construire par rapport à la surface totale du terrain.

Nous devons donc savoir pour pouvoir travailler lors de la prochaine séance quel sera le nombre total de logements, le nombre de logements sociaux, la surface allouée aux commerces, bureaux et équipements  collectifs.

Nous retombons donc sur une décision politique . C’est à vous (et à Paris Habitat) qu’il revient d’anticiper la mise place du futur PLU bioclimatique en diminuant votre exigence en terme le nombre de logements et d’indiquer au promoteur que si l’ancien PLU est juridiquement valable ce n’est pas pour cela qu’en cette période de transition il est éthiquement acceptable . Nous sommes sûrs que vous en avez les moyens si vous en avez la réelle volonté politique.

3) Appuierez-vous nos demandes concernant la halle Schweitzer et la maison Marani?

Lors des deux premières séances nous avons fait valoir que la présence de ces deux édifices considérés au  départ comme des invariants ne se justifiait pas. En effet leur suppression permettrait de libérer entre le 36 et le 50 rue de Picpus une bande de terrain parallèle à la rue donc d’étaler sur une surface plus grande les constructions prévues, ce qui permettrait de diminuer la hauteur de l’ensemble des immeubles donc de la densité du projet ce que l’architecte a d’ailleurs matérialisé en séance en rouge sur le plan de masse de l’un des projets.

Nous faisons remarquer par ailleurs que ces deux édifices sont construits sur des parcelles non concernées par le PLU 60/60.

Halle Schweitzer 

Lors de la première séance les participants, à l’exception de Monsieur M.Hardel-Lebihan -architecte- qui a été plus prudent, ont reconnu que cette structure métallique qui avait été supprimée dans le premier projet EMERIGE ne présentait pas d’intérêt architectural évident.

Monsieur R. Bouigue avait alors rappelé que c’était suite à la demande de la fille du constructeur  auprès de Madame Baratti Elbaz que cette halle était réapparue dans le deuxième projet. N’étant pas non plus attaché à sa présence, il a précisé qu’une solution possible pour la préserver serait de la remonter dans un autre lieu car ce serait à sa conservation plus qu’à sa présence sur place que tenait cette dame.

Lors de la deuxième séance, constatant la densité encore très forte des différentes solutions proposées, nous sommes revenus sur cette proposition. Monsieur L. Dumas   a alors indiqué que cette structure était innovante en terme de construction métallique et que la fille du constructeur avait menacé de contester le permis de construire en invoquant le respect du droit moral si elle n’était pas conservée. Par contre le déplacement de cette structure semblait pour lui toujours possible.

Pour nous, si cette halle a un intérêt architectural, il serait intéressant de la remonter dans autre lieu pour mieux la mettre en valeur.

Ce n’était pas le cas jusqu’à présent puisqu’elle servait de support à un hall d’exposition de voitures, et ce ne le serait pas à l’avenir si elle était située sous un immeuble de bureaux comme dans le projet.

Un compromis acceptable devrait être cherché rapidement dans ce sens avec votre appui et celui d’EMERIGE.

C’est pourquoi nous proposons:

      • de remonter cette structure dans un lieu du 12ème ou elle aurait une meilleure visibilité
      • de lui attribuer une fonctionnalité valorisante par exemple lieu d’exposition culturel ( nous savons que M.L.Dumas est sensible à cette problématique) ou tiers-lieu à vocation sociale.

Maison Marani

C’est lors de la deuxième séance que  nous avons souligné que son maintien ne nous paraissait pas pertinent.

En effet cet ancien petit pavillon d’un étage de l’entre deux guerres jouxtant l’ancêtre du garage Renault  (voir en bas à droite de la photo ci-jointe) doit son aspect actuel à une reconstruction moderne et à un rehaussement beaucoup plus récents. Le bâtiment actuel n’a donc rien à voir avec celui d’origine. Il n’a pour nous aucun intérêt architectural et n’apparaît d’ailleurs pas sur la carte cadastrale  de Paris comme un bâtiment remarquable protégé.

Monsieur R.Bouigue est intervenu pour aller à nouveau dans notre sens et s’est engagé en tant qu’adjoint à l’architecture de la mairie du 12ème à interroger les services compétents à ce sujet.

Dans le projet cette maison doit être transformée en tiers-lieu à destination des étudiants et habitants. On pourrait avantageusement construire à sa place un immeuble comportant des logements pour les étudiants de La Sorbonne Nouvelle et une plate-forme de co-woorking moderne et fonctionnelle ainsi que des commerces de proximité en rez-de-chaussée.

En tout état de cause, nous comptons sur vous pour nous soutenir afin que l’intérêt des habitants actuels du quartier prévale sur celui lié à la mémoire de deux défunts.

Lors  de ces réunions, nous avons eu le souci constant de faire preuve d’un esprit de conciliation et avons fait des propositions précises pour essayer de faire avancer les choses.

C’est donc avec intérêt que nous espérons prendre connaissance des vôtres lors de la dernière séance de concertation.

Toutefois, si à l’issue cette dernière nous n’avons pas obtenu des avancées significatives, nous mettrons en œuvre toutes dispositions prévues par le droit pour que les intérêts des habitants du quartier soient préservés. Nous serons en particulier très vigilants en  ce qui concerne l’îlot de chaleur urbaine qui pourrait exister si un projet anormalement dense voyait le jour sur cette parcelle située dans un arrondissement dont la densité est déjà supérieure à la moyenne parisienne.

Nous vous remercions d’avoir pris connaissance de notre demande (la formulation est un peu longue mais l’écrit permet de développer un argumentaire, ce qui n’est pas possible en séance) et comptons sur votre appui pour faire aboutir ce dossier dans l’intérêt de tous.

MF SERU

Présidente de l’association du 42/40 rue de Picpus

Première réunion de concertation 30/09/2020

Chères adhérentes, chers adhérents,

Les réunions de concertation avec EMERIGE dont le principe avait été arrêté lors de la réunion à la Mairie du 30/09/2020 dernier ont débuté.

Du fait du confinement la première des trois réunions prévues avant Noël n’a pu avoir lieu en présentiel mais s’est déroulée en visioconférence  vendredi dernier.

C’est EMERIGE et non la Mairie qui a planifié cette réunion (lien zoom, ordre  du jour, personnes conviées). 

L’ordre du jour était le suivant:

    1. Méthodologie de travail et planning des réunions de concertation
    2. Présentation des règles d’urbanisme , application du projet
    3. Invariants  du projet du projet et attendus de la concertation
    4. Ambitions environnementales du projet

 

Une dizaine de personnes ont assisté à cette réunion dont:

Pour EMERIGE résidentiel:  Messieurs F. BERTRAND DG, J. MILINAIRE directeur opérationnel qui étaient accompagnés de plusieurs architectes  et de Monsieur X.HURBIN  qui a animé la séance.

Deux élus de la Mairie du 12ème: Messieurs R. BOUIGUE premier adjoint et N. ROUVEAU adjoint à l’urbanisme et conseiller du quartier Nation/Picpus

(Monsieur E. GRÉGOIRE de la Mairie de Paris étant excusé).

Deux membres de l’ancien conseil de quartier Nation/Picpus: Messieurs FX. COTTEREL et B.LORINQUER.

L’association du 42/50 rue de Picpus était représentée par sa présidente qui était accompagnée par trois membres du bureau élargi.

 

Le but de cette première  réunion qui a duré deux heures et demie n’était pas de rentrer dans le détail de l’élaboration d’un nouveau projet mais de cadrer les méthodes de travail et les grands objectifs auxquels il devrait répondre.

Elle s’est déroulée dans un climat de bon aloi, la parole des intervenants  ayant été sollicitée et recueillie dans un esprit de respect mutuel, même si certaines divergences sont apparues.

Nous verrons lors du déroulement des deux prochaines réunions si, en particulier,  nos interventions ont été bien comprises et surtout prises en compte.

 

Nous avons pour l’essentiel retenu ce qui suit.

 

1) Méthodologie de travail et planning des réunions de concertation

Le principe de continuer les réunions en visioconférence selon les mêmes modalités a été confirmé. Les deux prochaines réunions auront lieu les 20/11 et 11/12.

Elles porteront respectivement sur les points suivants:

Espaces publics, circulations douces, programmation des constructions

Volumétrie/dédensification, espaces verts et de pleine terre.

 

2) Présentation des règles d’urbanisme applicables au projet

Des schémas explicatifs ont permis à EMERIGE de rappeler quelles sont ces règles Nous n’avons rien appris que nous ne sachions déjà: c’est bien le PLU révisé en 2016, pourtant considéré comme obsolète par l’actuelle majorité municipale,  qui est applicable juridiquement. Toute modification en faveur d’une plus faible densification ne pourra être obtenue que par la négociation voire des pressions politiques.

 

3)  Invariants du projet et attentes de la concertation

Les deux documents ci-dessous préparés par EMERIGE résument les points essentiels abordés.

Concernant ces deux points l’association a fait remarquer trois choses:

  • nous demandons en priorité une  dédensification et une vėgétalisation du projet ce qui conduit obligatoirement à diminuer la hauteur des immeubles, à augmenter les espaces végétalisés et dans l’idéal à créer un jardin public ou au minimum un jardin ouvert au public afin de créer une zone  de fraîcheur et de lutter contre les īlots de chaleur urbaine dans ce quartier très dense.
  • nous avons indiqué  que la halle  Schweitzer (structure métallique située au dessus des pompes à essence) ne présentait pour nous aucun intérêt architectural et que sa disparition serait la bienvenue si elle permettait de dédensifier le projet et d’augmenter les espaces verts.

Ceci d’autant plus que sa conservation résulte d’une décision unilatérale qui a privilégié des intérêts particuliers  (demande obtenue par la fille  de l’architecte lors de la mandature précédente). Les élus du 12ème interpelés à ce sujet ont rejeté la décision de conserver cette structure sur la précédente Maire mais  n’ont pas paru exiger le maintien de la halle.

  • nous avons souligné que le nouveau projet devrait  mieux prendre en considération son intégration dans le quartier en tenant compte de ses besoins en terme de commerces de proximité d’équipements sportifs et culturels en particulier en liaison avec La Sorbonne nouvelle.

Le problème de la voie reliant la rue de Reuilly et la rue de Picpus sera traité lors de la prochaine séance.

Le représentant du conseil de quartier, après avoir longuement  regretté l’absence de concertation jusqu’alors a développé les mêmes grands axes  en insistant en particulier sur les équipements collectifs en liaison avec le quartier.

N.ROUVEAU  a également repris les mêmes points tout en restant dans les généralités, en  particulier en ce qui concerne la végétalisation et la dédensification du projet. Il n’a en particulier pas indiqué quelles étaient les demandes précises de la ville.

L’association a alors jugé nécessaire, pour obtenir plus de précisions, de l’interpeller sur la façon dont il entendait respecter les engagements du contrat de mandature qu’EELV Paris 12 a signé avec Paris en commun avant le 2ème tour des élections municipales. Celui a répondu qu’il avait déjà dit qu’il ne s’agissait pas d’engagements mais d’objectifs et que ces derniers ne concernaient pas cette parcelle en particulier mais tout Paris.

Nous sommes alors intervenus pour lire les points  suivants de cet accord :

lire la totalité de l’accord

Sur le projet  du 42/50 rue de Picpus 

Les signataires s’engagent à respecter leurs réponses officielles adressées aux associations les ayant interpellées et sont d’accord pour mener une véritable concertation… ladite concertation comprendra notamment…

la réduction du nombre et de la hauteur des constructions afin de ne pas surdensifier le quartier…

les modalités d’ouverture du jardin de Picpus sur le quartier et les constructions éventuelles de petite hauteur (6 étages maximum)… »

Après notre intervention aucun des deux  élus du 12ème n’a repris la parole.

4)  Ambitions environnementales du projet

Nous avons retenu les principaux points suivants présentés par EMERIGE :

48% des façades en pierre massive, planchers en bois, utilisation de matériaux biosourcés, de panneaux photovoltaïques , toitures végétalisées. Les constructions répondraient aux labels et certifications environnementaux.

En ce qui concerne les normes de dépollution exigées par l’ARS (hydrocarbures du sol, amiante éventuellement présente dans les bâtiments), un dialogue s’est engagé entre EMERIGE et le représentant de notre bureau spécialisé  dans l’urbanisme et la santé environnementale.

Le temps imparti pour la réunion étant dépassé il a été convenu que ce problème serait abordé lors d’une réunion spécifique (EMERIGE/Notre représentant).

Pour résumer  voici nos impressions au terme de cette première réunion qui s’est certes globalement bien passée.

Toutefois il apparaît qu’EMERIGE s’est pour l’instant contenté de recueillir les desiderata des parties en présence sans rien dévoiler de ses intentions dont on sait qu’elles seront essentiellement guidées par des contraintes financières.

Si l’on pouvait concevoir que cette première séance soit une prise de contact pour cerner les grandes lignes des exigences de chacun il sera indispensable de rentrer dans le détail des propositions d’EMERIGE lors des prochaines séances ce que normalement  les thèmes abordés devraient permettre.

Par ailleurs les riverains ont clairement exprimés leurs demandes mais en revanche  les élus ont été particulièrement en retrait et n’ont à aucun moment formulé quels étaient « leurs attendus » lors de cette concertation, c’est à dire ce qu’ils allaient exiger en terme de nombre de logements et d’application du PLU ce qui au mieux est étonnant et au pire cache une volonté de dissimulation.

 

Lors de la prochaine réunion nous devrons  en préambule nous assurer que les demandes que nous avons formulées ont bien été prises en compte pour faire déjà évoluer le projet et que ce sera le cas après chaque séance.

En effet il ne saurait être question pour nous que ces réunions se transforment en séances d’enregistrements de nos demandes et que l’on arrive au terme de la concertation sans connaître les intentions de la ville ni celles d’EMERIGE et que l’on ne découvre le nouveau projet que lors de la séance publique de restitution prévue au premier trimestre 2021.

 

Comptez sur nous pour être vigilants et continuer à défendre les intérêts des habitants du quartier.

 

MF Séru

Présidente de l’association du 42/50 rue de Picpus

réunion publique organisée à la Mairie du 12ème le 30/09/2020 à 19h

Chères adhérentes, chers adhérents,

Nous avons assisté le 30/09/2020 à 19h à la réunion publique organisée à la Mairie du 12ème par Madame E. Pierre-Marie, Maire de l’arrondissement, les participants étant invités à « entamer la redéfinition du projet du 42/48 rue de Picpus ».

A la tribune avaient pris place, outre Madame La Maire, des représentants de l’équipe municipale dont Monsieur R. Bouigue premier adjoint  en charge de l’architecture et du patrimoine et Monsieur N. Rouveau adjoint en charge de l’urbanisme durable et de la ville résiliente et du quartier Nation/Picpus.

Etaient également présents Monsieur E. Grégoire premier adjoint à la Maire de Paris en charge de l’urbanisme ainsi que Madame L. Avia député de l’arrondissement.

Enfin EMERIGE était représenté par son PDG  Monsieur L. Dumas qui était accompagné de Monsieur F. Bertrand DG, de Monsieur M. Hardel du cabinet d’architectes Hardel Le Bihan et de plusieurs autres collaborateurs de l’entreprise.

Une centaine de personnes seulement a pu assister à la réunion du fait des contraintes sanitaires actuelles : celles qui, comme cela avait été prévu, s’étaient inscrites au préalable. Certaines personnes, non inscrites, en surnombre ou redoutant la contagion, n’ont pu être présentes, ce qui atteste de l’intérêt porté par les habitants du quartier à cette réunion.

Madame La Maire a pris la parole en premier.

Après avoir remercié les personnes présentes à la tribune, elle a insisté sur les contacts préalables qui avaient permis à cette réunion de se tenir dans un esprit d’ouverture, ceux avec EMERIGE dont le PDG s’est déplacé en personne et ceux avec l’Association des riverains du 42/50 rue de Picpus (cf notre rencontre avec la maire du 22/09/2020).

Elle a ensuite développé les axes suivants :
  • la ville doit s’adapter à l’urgence climatique (végétalisation, jardins en pleine terre),
  • le projet doit être dédensifié,
  • l’urgence démocratique doit conduire à repenser les choses en commun
  • le projet EMERIGE est conforme au droit mais le fait d’avoir retiré le permis est un gage de bonne volonté ; le savoir faire de l’entreprise doit permettre de reconstruire ensemble quelque chose dont les familles (qui doivent pouvoir se loger), les étudiants (liaison avec l’université) et les riverains (sensibles à leur cadre de vie) doivent pouvoir bénéficier,
  • nécessité de reconsidérer les jardins comme des espaces publics de respiration et de circulation
  • un passage entre la rue de Reuilly et la rue de Picpus doit être pris en compte.

Madame La Maire a conclu à la nécessité de repenser ensemble un écoquartier s’inscrivant dans le PLU bioclimatique.

Monsieur E. Grégoire après avoir repris à son compte les concepts précédents a ensuite précisé :

  • que pour lui il n’avait jamais été question que le permis de construire puisse être délivré en l’état,
  • qu’une concertation, en liaison avec les associations représentatives était nécessaire, cette dernière devant prendre en compte un certain nombre « d’invariants » et aboutir  à des ajustements.

Devant se rendre à une réunion en liaison avec les dispositifs sanitaires à prendre pour Paris, M. Grégoire a  quitté la séance après son intervention.

 

Monsieur L. Dumas a ensuite pris la parole.

Il a indiqué en préambule que c’était dans un souci d’apaisement que le permis de construire avait été retiré.  Il a reconnu que de ne pas avoir mis en place des réunions de concertation avec les habitants avant le dépôt de la demande de permis de construire avait été  une erreur, mais qu’il n’avait jamais reçu de demande dans ce sens de la part de l’ancienne équipe municipale (Madame Baratti-Elbaz, ancienne maire du 12ème et Monsieur Missika, ancien adjoint à la Maire de Paris chargé de l’urbanisme).

  1. Dumas a alors convenu que maintenant un « nouveau process » allait débuter.

Il a ensuite retracé l’historique du projet.

S’appuyant sur un diaporama il a retracé les différentes étapes qui depuis 2015 avaient conduit au dépôt de la demande de permis en juin 2019. Nous en connaissions les grandes lignes puisqu’elles nous avaient déjà été indiquées par M. Bertrand lors de la réunion que nous avions eue avec EMERIGE le 17/09/2019 et  que nous possédions déjà à l’époque les documents correspondant aux déclarations préalables de novembre 2018 et de mai 2019 ( voir notre compte-rendu du 19/09/2019 dont une copie  avait été adressée aux  Maires du 12ème et  de Paris).

  1. Dumas a rappelé que le projet initial répondait au cahier des charges fourni par la Ville, qu’il était conforme au PLU et avait été sélectionné à l’issue d’un concours d’architecte (M. Missika faisait partie du jury). Ce projet a ensuite été modifié pour tenir compte des remarques formulées par la Ville (création d’une crèche, d’une salle de sport, d’espaces de bureaux et de co-working, de commerces, d’une placette sur la rue et accès au public de la cour végétalisée située entre les immeubles…) lors d’au moins quatre ateliers avec celle-ci. Nous vous avions communiqué lors de l’AGO de  l’association du 1/10/2019 les descriptifs et les plans détaillés des projets de novembre 2018 et  de mai 2019.

En s’appuyant sur une série de schémas M. Dumas a alors expliqué que les modifications successivement apportées à ce qu’aurait permis la stricte application du PLU avaient déjà conduit à réduire la surface des bâtiments au profit des espaces végétalisés en pleine terre.

Le projet de la demande déposée puis retirée répond donc pour M. Dumas à des normes qui sont bien inférieures à celles autorisées par le PLU.

 

Monsieur M. Hardel, architecte, à ensuite reprécisé à partir de plans de masse et de vues cavalières les caractéristiques et les modifications précises intervenues entre les projets de novembre 2018 et de mai 2019.

 

La parole est ensuite donnée à Madame M.F. Séru, présidente de l’Association des riverains du 42/50 rue de Picpus.

Cette dernière a tout d’abord rappelé que l’association compte 345 adhérents dont la moitié ne sont pas des riverains directs de la parcelle mais des habitants du quartier Picpus/Nation. En effet ses statuts stipulent que son objet n’est pas seulement la défense des seuls riverains mais aussi la protection de l’environnement et du cadre de vie des habitants du quartier.

Après avoir remercié Madame la Maire d’avoir fait le nécessaire pour que, pour la première fois, toutes les les parties concernées par le projet puissent enfin se retrouver, elle a fait part de la satisfaction de l’association de constater que les intervenants de la mairie rejoignent enfin les axes de son combat : le projet de la demande de permis est totalement inadapté aux données du réchauffement climatique et des pandémies actuelles. Il mérite donc d’être complément remis à plat. Dans cette optique, le fait qu’EMERIGE ait retiré sa demande constitue un premier pas et atteste de sa part d’une volonté d’ouverture.

Elle a toutefois fait remarquer que l’association ne pouvait que regretter le silence, les tergiversations et l’opacité qui ont prévalu dans le traitement de ce dossier par l’ancienne équipe municipale. En effet en dehors des informations fournies lors de la réunion du 17/09/2019 avec EMERIGE, tous les documents en la possession de l’association ont été réunis par ses soins et seuls plus de six mois de combat acharné et l’opportunité des élections municipales lui ont permis d’obtenir in extremis des éclaircissements et des engagements précis de la part du candidat de Paris en commun quant à l’avenir de la parcelle .

Ayant pris connaissances des différentes déclarations d’intention de la nouvelle majorité municipale et de la position d’EMERIGE, Mme Séru a  recentré  le débat en posant quatre questions concrètes ayant une cohérence logique et a demandé à ses interlocuteurs d’y répondre successivement pour que la salle ait eu connaissance de la globalité des réponses avant que la discussion ne s’engage avec elle.

  • La question 1 a porté sur le PLU
  1. Grégoire ayant déclaré dans un tweet du 26/09 « le PLU est obsolète » cela signifie-t-il que le PLU actuel n’est plus applicable ? Quelles seront alors les règles d’urbanisme pour le nouveau projet puisque le nouveau PLU bioclimatique ne verra le jour que dans deux à trois ans ?
  2. Grégoire n’étant plus là c’est Madame La Maire qui a répondu. Ce sera le PLU actuel. M. Dumas a confirmé que ce faisant il serait dans son droit et a fait à nouveau remarquer que déjà dans l’ancien projet ce PLU était appliqué en deçà de ce qui était autorisé.

Mme. Séru a alors souligné  la totale incohérence entre les vœux concernant les nécessités bioclimatiques et l’application d’un PLU reconnu comme obsolète.

 

  • La question 2 a porté sur la conception du nouveau projet et son insertion dans le quartier

Va-t-il s’agir d’une totale remise à plat de l’ancien projet ou bien ce dernier sera-t-il seulement modifié à la marge ? Pour l’association le projet devra être totalement repensé pour  permettre cette fois-ci de tenir compte à la fois des contraintes  climatiques et sanitaires actuelles, mais aussi des mutations que va connaître le quartier du fait de l’ouverture de la Sorbonne Nouvelle (7000 étudiants/j) et de l’ancienne tour ONF (transformée en bureaux?), ce qui conduira à de nouveaux flux de population  dans un quartier manquant cruellement de commerces et d’espaces végétalisés.

Le principe de la remise à plat du projet semble acquise pour  M. Dumas. Ce dernier  a fait remarquer que le Président de la Sorbonne Nouvelle avait été consulté, ce qui avait conduit à insérer dans le projet la salle sport et la maison des associations.

En réponse à une question de la salle s’inquiétant de l’endroit où les étudiants pourraient se tenir après ou entre les cours, Madame La Maire a indiqué que des espaces (bibliothèque, cafeteria …) étaient prévus dans l’enceinte de la faculté. Cette dernière a précisé, suite à une autre question de la salle, qu’une ouverture partielle aurait lieu en janvier (école d’interprétariat) mais que la rentrée définitive n’était prévue que pour septembre 2021.

Mme. Séru s’est étonnée que dans l’ancien projet aucun espace à l’air libre et végétalisé n’ait été prévu pour les étudiants, le bâtiment qui leur est destiné étant totalement minéral (mais sans doute cela ne faisait-il pas partie du cahier des charges de l’ancienne municipalité).

  • La question 3 a porté sur les caractéristiques auxquelles devrait répondre le nouveau projet

Mme. Séru a demandé à M. Dumas comment EMERIGE allait faire passer dans le concret ses bonnes intentions théoriques (cf ses derniers  tweets  « …les derniers mois ont bouleversé le rapport à l’habitat en faisant naître un besoin important de reconnexion avec la nature …») et ne plus construire comme on le faisait dans les années 80. D’où la nécessité de concevoir un projet moins dense et plus végétalisé, ce qui devrait conduire à diminuer le nombre et la hauteur des immeubles.  Ce concept est d’ailleurs celui du SCOT  (schéma de cohérence territorial) qui prévoit pour tout nouveau projet immobilier une proportion de 50 à 60 % de pleine terre végétalisée. Il devrait être normalement voté à l’automne. Elle a insisté en revenant sur une diapositive de l’ancien projet sur le fait que l’essentiel des espaces en pleine terre n’étaient pas accessibles au public.

  1. Dumas a indiqué que les modalités de la dédensification pourraient être discutées mais qu’EMERIGE était contraint par des exigences financières et qu’il faudrait donc de ce fait arbitrer entre la hauteur des immeubles et la surface des jardins.

Mme Séru a répondu que ce raisonnement ne valait que si le nombre de logements restait le même.

Toutefois pour l’association si l’esprit de concertation est nécessaire il est indispensable de ne pas sacrifier aux exigences économiques celles concernant l’équilibre écologique et la qualité de vie des habitants du quartier et des nouveaux habitants (dont ceux des logements sociaux).

  • La question 4 a porté sur les modalité de la concertation

Mme. Séru a demandé que soient précisés dès maintenant les points suivants : comment, avec qui et selon quel calendrier cette concertation va-t-telle avoir lieu ? Il n’est en effet plus question que ce qui s’est passé précédemment se reproduise et que les habitants soient simplement réunis pour information le jour où le nouveau projet sera pratiquement bouclé. Il est donc indispensable que leurs associations représentatives soient associées aux différentes étapes de l’élaboration de ce projet.

  1. Dumas a confirmé que ces modalités étaient acquises et qu’il prévoyait une à deux réunions de travail par mois jusqu’à la fin de l’année selon un calendrier à définir.

En conclusion  Mme. Séru a indiqué qu’elle espérait que l’esprit de concertation permettrait de trouver les mesures exceptionnelles qui devraient voir le jour pour que le nouveau projet puisse tenir compte des conditions exceptionnelles que nous sommes en train de vivre ou devrons vivre à l’avenir.

 

Monsieur R. Bouigue a ensuite pris la parole.

Il a tenu à revenir sur les conditions dans lesquelles l’ancien projet avait été élaboré et sur l’absence de  concertation qui aurait prévalu pendant cette période. Il a indiqué qu’il n’avait eu de cesse d’essayer de  faire passer auprès des décideurs (dont M. Missika et M. Dumas) l’idée qu’une concertation avec les habitants était nécessaire (en particulier en novembre 2019 et janvier 2020) car le projet déposé  faisait l’objet d’une forte contestation de la part des habitants . Il a conclu en disant que pour lui sans acceptabilité de leur part il ne pourrait y avoir de nouveau projet.

La séance a été levée comme prévu à 21h.

Nous espérons que ce compte-rendu (un peu long) permettra à ceux d’entre vous qui n’ont pu assister à cette réunion  de s’en faire une idée, même s’il n’est pas exhaustif. Nous avons essayé de le rendre aussi  fidèle et impartial que possible, même si cette qualité ne pourrait être obtenue que par un verbatim de la séance.

Il nous a semblé que chacun des intervenants a pu s’exprimer dans de bonnes conditions d’écoute et de respect mutuel et nous espérons avoir défendu au mieux les positions de l’association.

Nous avons toutefois regretté que le temps imparti  du fait  des  conditions sanitaires n’ait pas permis à la discussion avec la salle d’avoir lieu.

Perspectives d’avenir et conclusion.

Il nous paraît acquis que les conditions d’opacité et « d’entre-soi » qui ont prévalu dans l’élaboration de l’ancien projet ne pourront plus prévaloir. Qui est responsable de cet ancien état de fait ? Nous ne le saurons jamais car chacun se renvoie la balle.

Il apparaît également que notre association est reconnue comme représentative et légitime pour participer aux réunions de concertation en vue de l’élaboration d’un nouveu projet et que ces réunions sont actées. Nous devons toutefois rester extrêmement vigilants sur les deux points suivants qui conditionnent tout le reste.

 

Premier point : le PLU

C’est le nœud du problème. En effet le promoteur est juridiquement en droit d’appliquer l’ancien PLU tant que le nouveau n’a pas été voté, mais la façon de l’appliquer sera le résultat de négociations voire de rapports de force politique (le  PLU est le même pour tout Paris mais il n’est pas appliqué de la même façon partout à Paris).

 

Deuxième point : le nombre de logements

On ne pourra dédensifier les constructions (diminution de leur nombre et de leur hauteur ) et augmenter la végétalisation, que si le nombre de mètres carrés de logements diminue. Or la décision concernant ce nombre dépendra du nombre de logements réclamés par la mairie (du 12ème ou de Paris?) et il s’agit là d’une décision politique. Qu’est-ce qui va prévaloir : le social, l’écologie, ou un bon équilibre entre les deux dans le respect des populations qui occupent un logement social et ne méritent pas d’être entassées dans des conditions de vie à l’origine de problèmes connus de tous ?

 

En tout état de cause nous allons continuer de défendre nos positions, comme nous l’avons toujours fait  c’est à dire avec acharnement, mais en respectant une totale neutralité politique, ce qui nous a permis de pouvoir continuer de parler avec tous, même si nous avions des désaccords avec certains.

Si à l’issue du processus de concertation prévu nous n’étions pas parvenus à un consensus et si un nouveau permis de construire était délivré pour un projet copie conforme à quelques détails près du précédent (donc en accord avec un PLU considéré par tous comme obsolète), nous nous réserverons bien sûr le droit de mettre en oeuvre tous les recours que permet la loi… en attendant le nouveau PLU bioclimatique.

 

Continuez à faire connaître notre association autour de vous et à y faire adhérer.

N’oubliez pas, si vous ne l’avez déjà fait, de renouveler votre adhésion en payant votre cotisation pour l’année 2020, car plus que jamais l’argent est le nerf d’une  guerre qui nous l’espérons n’aura pas lieu, mais à laquelle nous devons être préparés.

 

Bien à vous

 

M.F. Séru

Présidente de l’association

 

 

Compte-rendu de la réunion du 22/09/20 à la mairie du 12ème

Chères adhérentes, chers adhérents,

 

Assistaient à cette réunion Madame Emmanuelle Pierre-Marie maire du 12ème, Madame Mattis Latron chargée de mission Urbanisme durable au Cabinet de la Maire, Nicolas Rouveau adjoint chargé du quartier Nation-Picpus, de l’urbanisme durable et de la ville résiliente, ainsi que pour l’Association du 42/50 rue de Picpus sa présidente Madame Marie-France Séru accompagnée de l’un des membres du bureau élargi Monsieur Thierry Gasturi.

 

A notre demande la discussion s’est ouverte sur les modalités de la convocation des participants à la  Conférence citoyenne qui doit se réunir à partir du 26/09/20 pour faire des propositions en vue de la modification du PLU de Paris .

Nous avons fait remarquer  que ces modalités ne nous paraissaient pas le gage d’une représentation réellement démocratique et indépendante des citoyens y participant. Il nous a été répondu que c’était la mairie de Paris qui était en charge de cette organisation. Il est par ailleurs entendu que l’organisation de la  concertation qui doit avoir lieu sur l’avenir de la parcelle du 42/50 rue de Picpus était bien du ressort  la Mairie du 12ème car « la limitation des  thématiques  est à décliner par arrondissement » et qu’elle a reçu les acteurs (associations représentatives et promoteurs) intervenant dans les projets immobiliers contestés du 12ème.

 

Il nous a ensuite été  indiqué que la date officielle de retrait par EMERIGE de sa première demande de permis de construire était bien le 9/09/20 (ce qui confirme ce que nous avions vu sur la carte publiée par paris.fr depuis février 2020) et qu’EMERIGE entendait déposer une nouvelle demande dès le début de l’année 2021.

Nous avons insisté sur le fait que ce planning ne laisse qu’un trimestre  pour concevoir un nouveau projet en concertation avec les habitants (voir les modalités de cette concertation plus bas).  Ce délai paraît extrêmement court, surtout si le projet doit être modifié autrement qu’à la marge et tenir compte dans sa conception des bouleversements induits par la présence des 7000 étudiants/jour de la Sorbonne Nouvelle et de la transformation en bureau de la tour de l’ONF (la maire n’a pas de plus amples informations à ce sujet car la tour est propriété de l’état).

 

Nous avons ensuite demandé à Madame la Maire de repréciser quelles étaient  les exigences de la mairie concernant l’avenir de la parcelle.

Cette dernière en  a cité quatre: dédensification, espace vert accessible au public, cheminement entre la rue de Reuilly et la rue de Picpus, concertation avec les habitant. Ces points  figuraient dans ses engagements de candidate et dans l’accord de mandature passé entre EEVL et Paris en commun avant le deuxième tour.

Nous avons  tout d’abord indiqué qu’il n’était pas question pour nous que le projet ne soit modifié qu’à la marge mais que nous exigerions sa refonte complète. La discussion s’est alors engagée pour obtenir des précision sur chacun de ces points.

 

Dédensification 

Elle est plus que jamais indispensable en cette période de réchauffement climatique et de risque de pandémie

Nous avons obtenu que  Madame la Maire indique que les immeubles n’auraient pas plus de six étages, comme cela est d’ailleurs prévu dans l’accord de mandature, mais il ne nous a été fourni aucune réponse en ce qui concerne le nombre et la nature des logements (habitations, logements étudiants, bureaux?). Nous avons insisté sur la nécessité de prévoir des commerces de proximité situés au niveau des immeubles  sur la rue.  Que deviennent en particulier les exigences de Paris Habitat? Nous avons eu la confirmation  que tant que le PLU n’est pas modifié (ce qui va demander deux à trois ans) il reste applicable par  le promoteur! Nous avons alors fait remarquer qu’il serait important que le SCOT (Schéma de Cohérence Territorial) qui est prioritaire par rapport au PLU et qui lui peut être voté rapidement, le soit dans les meilleurs délais. Il nous serait plus favorable car il  prévoit pour chaque projet 50 à 60% de pleine terre à conserver, mais la décision de le voter rapidement (ou non) est politique. Nous avons en conclusion indiqué à Madame La Maire que le sujet de la dédensification devrait faire l’objet, pour reprendre ses propres paroles  « d’un bras de fer politique », ce dont elle convient.

Espace vert ouvert au public

La surface de cet espace vert dépendant de la dédensification nous n’avons pas obtenu plus de renseignements à ce sujet. Nous avons bien sûr indiqué à nouveau, qu’au départ notre association défend l’installation d’un espace vert sur la parcelle, donc qu’il ne saurait donc être question de le remplacer par un espace vert réduit. L’entretien de cet espace devrait être géré par la ville mais apparemment rien n’est encore réglé à ce sujet.

Nous avons insisté sur le problème de la dépollution du terrain qui devra répondre à des normes plus exigeantes s’il s’agit d’un jardin ouvert au public.

 

Cheminement entre les rues de Picpus et de Reuilly

Nous avons insisté sur la nécessaire concertation avec les copropriétés  concernées pour que ce passage n’apporte pas de nuisances (en particulier la nuit) à ces dernières.

 

Concertation avec les habitants

Madame la Maire nous a appris qu’une réunion publique avec la mairie du 12ème et le promoteur était prévue pour le mercredi 30 septembre  à 19h dans la salle des fêtes de la mairie.

Certains adhérents des immeubles voisins du 36 rue de Picpus ont reçu dès hier l’invitation à cette réunion par boîtage, mais à l’heure où ce compte-rendu est rédigé(14h le 23/09) les habitants du 36 rue de Picpus ne l’ont toujours pas reçue

A notre remarque indiquant qu’une telle réunion de pouvait aboutir à un travail constructif avec le promoteur et que ce n’était pas notre conception d’une réelle concertation il nous a été répondu que cette réunion était un « passage obligé » préalable pour la lancer, ce que nous comprenons mais qu’un calendrier de réunions de travail restreintes serait établi avec le promoteur.

Devraient assister à cette réunion, Madame la Maire du 12ème, E. Grégoire premier adjoint à la mairie de Paris chargé de l’urbanisme, R. Bouigue premier adjoint à la Mairie du 12ème, N. Rouveau adjoint à l’urbanisme et responsable du quartier Picpus-Nation et R. Dumas pour EMERIGE.

Notre prise de parole est prévue et nous ne manquerons à cette occasion d’exposer les positions de l’association quant à l’avenir de la parcelle. Nous comptons vous y retrouver nombreux. L’assistance étant limitée à

100 personnes si vous désirez venir  inscrivez-vous de toute urgences par email à l’adresse suivante: mairie12@paris.fr.

 

En conclusion il nous est apparu que la maire du 12ème a la volonté de faire avancer le dossier dans un esprit de concertation vers un projet plus vert, mais  nous ne savons pas si elle en aura les moyens car les verrous à faire sauter pour ce faire sont politiques. Les  avancées réelles et concrètes en terme de gestion  de ce dossier sont plutôt minimes et le reste risque d’être du domaine de la communication.

Notre crainte est que l’on nous fasse miroiter un PLU bioclimatique qui ne pourra s’appliquer que dans 2 à 3 ans et qu’en attendant la Mairie de Paris et les promoteurs ne  tentent de continuer à édifier « à l’ancienne » des logements sur les parcelles qui se libèrent. Ainsi dans deux ans le nouveau merveilleux PLU pourra s’appliquer, mais il n’y aura plus de foncier disponible…

Nous espérons nous tromper, mais plus que jamais nous devons rester libres d’agir en toute indépendance pour que notre quartier devienne plus vert, plus aéré et plus agréable à vivre.

 

Nous comptons sur vous pour rester mobilisés, payer votre cotisation 2020 si vous ne l’avez pas encore fait et continuer à recruter de nouveaux adhérents.

Bien à vous

 

MF SERU

Présidente de l’Association

CONSEIL D’ADMINISTRATION DU 2/07/2020

Conformément à nos statuts qui prévoient une réunion tous les six mois, le deuxième CA de notre association s’est réuni le jeudi 2/07/2020. Étaient présents les membres du bureau élargi: Mesdames Chmielewski, Convert, Mirovitch et Séru, Messieurs Gasturi, Grimaud, Mirovitch et Mugnier.
🍀Point sur l’activité de l’Association depuis le dernier CA du 4/11/2019
Depuis cette date le bureau élargi de l’Association s’est régulièrement réuni et nous vous avons tenus au courant de nos actions par des messages, par l’intermédiaire de notre boîte mail (17 messages), de notre site, de notre page Facebook et de notre fil Twitter.
Durant cette période pré-électorale nous avons poursuivi deux objectifs:
1) celui de faire connaître notre association et d’ augmenter le nombre de ses adhérents afin de la rendre incontournable en tractant le plus souvent possible sur la voie publique et en communiquant sur internet,
2) celui de prendre contact avec toutes les forces politiques et d’exercer sur elles la pression nécessaire pour obtenir de leur part avant les élections un positionnement au plus près de nos objectifs sur le projet EMERIGE/PARIS HABITAT du 42/50 rue de Picpus.
🌿Point sur les résultats des élections municipales
Comme vous le savez certainement le scrutin a connu un taux très élevé d’abstentions (61,87 %).
Liste Paris en commun / L’Ecologie pour Paris 12 (E. Grégoire): 54,98%, soit16 conseillers d’arrondissement et 8 conseillers de Paris.
Liste DATI pour Paris (V.Montandon): 32,80%, soit 3 conseillers d’arrondissement et 2 conseillers de Paris.
Liste Ensemble pour Paris (S.Mazetier):12,22%, soit 1 conseiller d’arrondissement et pas de conseiller de Paris.
🌱Point sur les engagements des divers candidats et perspectives d’avenir
Notre préoccupation constante à l’issue de ces élections sera de veiller à ce que les engagements pris par les candidats soient respectés (voir nos messages détaillés des 19 et 10/06 et du 30/05).
Pour résumer, le projet EMERIGE/PARIS HABITAT devrait être repris à zéro en concertation avec les habitants pour conduire à sa dédensification (immeubles moins hauts, moins nombreux) et à l’implantation d’un jardin public géré par la Ville donnant sur la rue…, ce qui implique une révision du PLU de la parcelle.
Nous sommes conscients qu’ils faudra lutter pied à pied pour que ces engagements soient tenus, en particulier ceux prévus dans l’accord de mandature signé entre EELV et Paris en commun. Toutefois ils ne constituent pour nous que le minimum acceptable afin que le quartier soit à la fois apaisé, réellement végétalisé et pas seulement à la marge. En effet, suite à la crise épidémique que nous venons de vivre, nous avons demandé que l’espace libéré par le garage Renault soit entièrement transformé en un jardin (voir notre dernier tract annexé à notre message du 19/06 et le paragraphe 1. de la partie « Perspectives d’avenir » de notre message du 30/06).
Cela restera bien sûr l’axe de notre combat et si nous n’arrivons pas à éviter les constructions c’est que nous aurons été obligés d’aller vers un compromis. Nous veillerons alors à ce que les immeubles soient les plus bas et les moins nombreux possibles.
Dans l’immédiat, dès que le Maire d’arrondissement et la Maire de Paris auront été élus et que cette dernière aura nommé les membres de son Cabinet, nous solliciterons un rendez-vous auprès du Maire du 12ème et de l’Adjoint à l’urbanisme de la Mairie de Paris.
Nous allons également réclamer le récépissé de l’annulation de l’ancienne demande de permis de construire pour bien nous assurer que cette demande déposée en juillet 2019 est définitivement enterrée.
🍃Point sur les adhésions à ce jour
A ce jour l’Association compte 329 adhérents dont plus de la moitié ne réside pas au 36 rue de Picpus ce qui prouve que notre combat intéresse tout un quartier.
Nous allons maintenant mener un nouveau combat. Nous comptons donc sur vous pour continuer de faire connaître l’association autour de vous et pour convaincre un maximum de nouvelles personnes d’y adhérer. Il va en effet de soi que, plus nous serons nombreux, plus nous pourrons peser, en particulier lors des réunions de concertation prévues par tous les candidats et actées dans l’accord de mandature de la nouvelle majorité municipale.
N’hésitez pas également à consulter notre communication sur internet et à réagir en interpellant chaque fois que cela est possible les responsables politiques qui expriment sur la toile.
Nous comptons également sur le renouvellement des adhésions pour 2020 de ceux qui ne l’ont pas encore effectué.
Nous vous tiendrons bien sûr au courant de toute évolution du dossier.
Très bonnes vacances et à bientôt.
MF SERU
Présidente de l’Association

Réponse des candidats avant le second tour.

Chères adhérentes, chers adhérents,

 

 

Vous trouverez en pièces jointes les réponses que nous avons reçues de S. Mazetier (Paris Ensemble), E. Grégoire (Paris en Commun – L’Ecologie pour Paris) et V. Montandon (Dati pour Paris).

Nous vous signalons que les réponses d’E. Grégoire sont insérées dans le texte accompagnant notre questionnaire.

Bonne lecture …

Comme nous l’ indiquons dans notre nouveau tract (voir pièce jointe) notre lutte a payé.

En effet,  les perspectives actuelles concernant la parcelle du 42/50 rue de Picpus  sont bien meilleures que celles que nous avons découvertes en juillet 2019 lorsque nous avons fondé l’Association, mais, comme nous le faisons également remarquer dans notre tract, tout restera à faire après les élections pour que les élus respectent leurs promesses. Nous devrons être, en particulier; très vigilants pour que la concertation annoncée par les candidats soit réelle et non de façade.

Nous ne baissons pas la garde. C’est pourquoi nous comptons particulièrement sur votre soutien renouvelé à l’Association au cours des mois qui viennent (n’oubliez pas votre cotisation pour 2020 si vous ne l’avez pas encore réglée) et sur le recrutement indispensable de nouveaux membres.

Très bon week-end

MF SERU

Présidente de l’Association

réponse S. Mazetier avant 2ème tour

réponse E. Grégoire avant 2ème tour

réponse V. Montandon avant 2ème tour

Avant le second tour des élections

Chères adhérentes, chers adhérents

Vous avez certainement appris qu’avant de fusionner leurs listes pour le second tour des prochaines élections municipales, Paris en commun et L’Ecologie pour Paris ont signé le 2/06/2020 un accord politique de mandature.

Un des volets de cet accord prévoit de revoir les grands projets  d’urbanisme qui avaient été prévus pour le 12ème par la précédente majorité municipale.

En ce qui concerne le projet EMERIGE /PARIS-HABITAT du 42/50 rue de Picpus, cet accord recoupe et détaille les  demandes que nous avions formulées avant le premier tour auprès des différents candidats Il prévoit la totale reprise, en concertation avec les habitants du projet initial (dédensification avec des immeubles moins hauts et moins nombreux, jardin public géré par la Ville donnant sur la rue…), ce qui implique une révision du PLU de la parcelle.

C’est pourquoi nous avons immédiatement demandé aux candidats à la tête des  trois listes  présentes au second tour de confirmer à nouveau publiquement leur position, maintenant devenue unanime, de refuser le projet EMERIGE/PARIS-HABITAT.

Dans ces conditions on voit mal comment le Maire de Paris  qui sera élu à l’issue de ces élections pourrait, quelle que soit sa couleur politique, délivrer un permis de construire pour un projet contre lequel se sont unanimement et publiquement prononcés les candidats des trois listes présentes au second tour dans le 12ème.

 

Vous pourrez toujours compter sur nous pour continuer le combat après les élections et veiller plus que jamais  à ce que les paroles données soient respectées.

 

MF SERU

Présidente de  l’association du 42/50 rue de Picpus

L’ACTIVITE de l’ASSOCIATION REDEMARRE

Chères adhérentes, chers adhérents
🌿 Nous espérons que vous avez traversé sans trop d’encombres la difficile période que nous venons de vivre et surtout que vous êtes en bonne santé ainsi que ceux qui vous sont chers. Pendant deux mois la vie de l’Association est restée en sommeil, mais le deuxième tour des élections est normalement prévu pour le 28 juin.
🌱 Il nous faut donc en premier lieu récapituler où nous en étions juste avant le confinement. Par ailleurs, les bouleversements sociétaux induits par la catastrophe sanitaire liée à la Covid 19 sont tellement importants, qu’il est impératif d’autre part d’envisager de façon pragmatique comment l’urbanisation du quartier (donc le projet Emerige) doit évoluer, pour éviter qu’à l’avenir une pandémie respiratoire (ou autre…) ait les conséquences dramatiques que nous venons de connaître.
🌳 Nous ferons enfin de nouvelles propositions aux candidats et leur demanderons, comme nous l’avons fait au premier tour, de s’engager par écrit à ce sujet.
Point sur la situation avant le confinement (nos messages des 12 et 16 mars et notre dernier tract) :
🍃 Les quatre candidats en capacité de se maintenir au 2ème tour: E. Grégoire, V. Montandon, S. Mazetier, E. Pierre-Marie qui ont obtenu plus de 10 % des suffrages exprimés, ainsi que P. Rebourg qui avec plus de 5 % peut fusionner sa liste, se sont engagés à ne pas signer le permis de construire en l’état et à élaborer en collaboration avec Emerige, la Mairie et les habitants un nouveau projet moins dense (moins d’immeubles, moins hauts) et végétalisé. A l’exception d’E. Grégoire tous se sont engagés par ailleurs à revoir le PLU de la parcelle.
🌾 Nous avons indiqué à tous les candidats le 16/03 que la demande de permis de construire pour le projet ne figurait plus sur la carte du cadastre du site Paris.fr (c’est encore le cas aujourd’hui) et leur avons demandé de renseigner pour savoir quelle était la date précise de ce retrait et qui en était à l’origine. N’ayant à ce jour reçu aucune réponse nous allons donc renouveler notre demande.
Perspectives d’avenir dans le contexte actuel
🍄 Pour ceux qui en douteraient encore, la démonstration vient malheureusement d’être faite par le drame sanitaire que nous venons de vivre à Paris et en Ile de France des conséquences néfastes de l’urbanisation spécifique de cette région : très forte densité de la population, surcharge des transports en commun, manque d’espaces verts facilement accessibles. Notre quartier du 12ème, très fortement urbanisé dans les années 80 avec de grands ensembles rentre exactement dans ce cadre.
🌵 Nous sommes en état d’urgence sanitaire (l’épidémie semble régresser mais qu’en sera-t-il l’hiver prochain et dans les prochaines années?) mais aussi climatique (à quand la prochaine canicule ?…) ce qui doit conduire les politiques (Mairie, Ville, Région dont l’EPFIF) à revoir totalement et dans l’urgence l’avenir de cette parcelle.
☘️ Dans ces circonstances les lourdeurs administratives précédentes ne peuvent plus servir de prétexte à l’inaction, en particulier en ce qui concerne la révision du PLU de la parcelle. En effet la santé n’a pas de prix et seule une volonté politique affirmée permettra de faire bouger les lignes de la législation. C’est pourquoi nous allons demander aux candidats de s’engager avant le second tour par écrit par le biais d’un questionnaire sur les points suivants :
  1. Modification du PLU pour rendre la parcelle inconstructible et la transformer en un jardin, poumon vert pour le quartier. En effet dans les circonstances actuelles les engagements précédents ne suffisent plus et il est inenvisageable que des habitations nouvelles continuent de faire augmenter la population alors que 7000 étudiants vont être déversés tous les jours dans le quartier par des transports en commun déjà saturés.
  2. Modification de la circulation de la rue de Picpus (entre l’avenue de Saint-Mandé et le boulevard de Reuilly) afin de permettre un élargissement des trottoirs. Déjà impraticables à certaines heures de la journée qu’en sera-t-il en septembre avec les étudiants de la Sorbonne nouvelle?(Voir ce qui est fait actuellement rue du Rendez-Vous).
Nous ne manquerons pas de vous faire parvenir leurs réponses dès qu’elles nous seront parvenues.
🍀 Nous vous rappelons par ailleurs que si le fonctionnement de l’association est assuré par une équipe de bénévoles nous ne pouvons compter statutairement pour assurer le financement de nos dépenses que sur la cotisation annuelle des adhérents (et leurs dons). C’est pourquoi nous serions reconnaissants à ceux d’entre vous qui ne l’ont pas encore fait de nous faire parvenir leur cotisation pour l’année 2020 (par Helloasso ou virement bancaire sur internet ou par chèque déposé ou envoyé à la loge du 36 rue de Picpus). Par avance merci.
N’hésitez pas par ailleurs à consulter régulièrement notre site, notre page Facebook et notre fil Twitter qui deviennent du fait des circonstances le seul support possible pour notre communication.
Vous trouverez notre premier tract de campagne à diffuser largement par internet.
Nous vous souhaitons un très bon week-end. Profitez du déconfinement mais surtout continuez d’être prudents!
MF SERU
Présidente de l’Association

Visite PS

🍀Balcon de #Picpus #ThePlaceToBe > après des mois d’interpellation des élus par notre association, visite surprise ce jeudi soir à #Picpus du désormais candidat Emmanuel Grégoire et ses colistiers de la liste Paris En Commun pour améliorer leur connaissance de ce 1er projet Emerige désormais « Nul et non avenu », dixit le candidat ! Cette visite confirme pour nous que ses engagements ne pourront qu’être tenus s’il devient en position de diriger la mairie du 12eme 🌿

visite EELV

🌱 Ravis d’avoir partagé ce lundi plus d’1 heure et 1/2 avec Emmanuelle Pierre-Marie et ses colistiers de la liste EELV pour échanger sur les enjeux urbanistiques, écologiques et sociaux de la rue de #picpus ☘️